SCIUSCIÀ
Vittorio de SICA 1946
Version originale Italien (ou doublée en Allemand) sous-titrée Français ou Anglais
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Accord parental souhaitable, les mentalités auant changé de nos jours.
Infos wikipedia
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Origine : Italie
Réalisateur : Vittorio de Sica
Assistants : Umberto Scarpelli, Elmo de Sica, Armando Tamburella, Argi Rovelli
Scénario : Sergio Amidei, Adolfo Franci, Cesare Giulio Viola, Cesare Zavattini
Décors : Ivo Battelli
Photographie : Anchise Brizzi
Son : Tullio Parmeggiani
Montage Nicolò Lazzari
Musique : Alessandro Cicognini
Langue Italien
Format Noir et blanc 35 mm
Genre Film dramatique, néoréaliste
Durée : 93 minutes
Dates de sortie : Italie 27 avril 1946 - France 26 février 1947 - USA 26 août 1947
Bande annonce
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Bonus Filmographie de Vittorio de Sica
Distribution
• Franco Interlenghi : Pasquale Maggi
• Rinaldo Smordoni : Giuseppe Filippucci
• Aniello Mele : Raffaele
• Maria Ciampi : la voyante
• Pacifio Astrologo : Vittorio
• Enrico De Silva : Giorgio
• Bruno Ortensi : Arcangeli
• Emilio Cigoli : Staffera
• Antonio Nicotra : L'Abruzzese
• Anna Pedroni : Nannarella
• Gino Saltamerenda : le "panza"
Commentaires détaillés pour les cinéphiles :
Film sur l'enfance malheureuse, contemporain de Rome, ville ouverte, Sciuscià est une des œuvres fondatrices du néo-réalisme. Vittorio De Sica avait déjà réalisé en 1942, Les Enfants nous regardent qui, par bien des aspects, laissait augurer d'un renouveau du cinéma italien.
Dans le premier film néo-réaliste de Vittorio De Sica, on retrouve les spécificités du mouvement : « la volonté de description et de dénonciation sociales, l'utilisation d'extérieurs réels et d'interprètes non professionnels. »
Lors de sa sortie italienne, le film n'eut aucun succès commercial. Le producteur Paolo W. Tamburella dut se résoudre à le vendre en France et aux États-Unis à un prix dérisoire. Mais, c'est précisément dans ces pays que Sciuscià reçut, alors, un bel accueil public. Les Italiens furent donc forcés de reconsidérer leur jugement.
Bien que Sciuscià soit une parfaite tranche de vie, en concordance avec l'éthique néo-réaliste, il se présente aussi comme « une fable poignante, presque une allégorie, sur le goût de la pureté et du dépassement contrarié par le cynisme et la cruauté du monde. »
Le scénario du film « présente, sur le plan dramatique, une série de fausses culpabilités rejaillissant en chaîne les unes sur les autres. » La misère sociale est, de ce fait, plus nettement désignée comme responsable de tous les malheurs.
Mais, on ne doit pas ignorer, non plus, ce qu'exprimait Vittorio De Sica dans un texte publié par la revue La Table ronde, en mai 1960 : « L'expérience de la guerre fut déterminante pour nous tous. [...] Nous cherchions à nous libérer du poids de nos fautes, nous voulions nous regarder en face, et nous dire la vérité, découvrir ce que nous étions réellement, et chercher le salut. Je crois que Sciuscià, le film qui est né de ce besoin, a marqué la fin de mes mises en scène commerciales [...] ».
Plus d'une vingtaine d'années avant L'Incompris de Comencini, Vittorio De Sica livre un film incontournable sur le thème de l'enfance, avec pour toile de fond l'Italie d'après guerre. Les enfants, livrés à eux-mêmes, tombent inévitablement dans la délinquance.
C'est avec une histoire simpliste (un vol, une arrestation, une double trahison) que De Sica signe l'un des plus poignants films néoréalistes qui soient. Les personnages pathétiques sont le porte-parole de l'indignation de Vittorio De Sica. En effet, celui-ci s'insurge contre une société qui malmène les enfants, et qui s'aliène en pourrissant l'innocence. (Il Ricordo 2011)
Une des œuvres fondatrices du néoréalisme par un de ses grands maîtres pour ce film qui est aussi le premier Oscar du meilleur film étranger de l'Histoire et le premier de quatre (record absolu partagé avec un autre italien, Federico Fellini !!!) pour Vittorio de Sica... Ici il s'attaque au sujet aux enfants privés d'enfance par les conséquences de la guerre et qui n'ont parfois d'autres choix que de commettre des larcins pour survivre avant que la Loi se charge de les écraser totalement... En ressort une œuvre dure, sans concession, qui fait attention de ne pas être trop manichéenne et qui se permet quelques beaux instants poétiques, notamment les scènes avec le cheval, qui achèvent de rendre le tout émouvant. Peut-être pas aussi maîtrisé, fort, mémorable et réussi que "Le Voleur de bicyclette" et "Umberto D.", Vittorio de Sica y montrait tout de même largement qu'il était un grand cinéaste en devenir. (Plume231 2015)
C'est avec ce film que l'on prit conscience d'un nouveau ton dans le cinéma italien...Vittorio De Sica réalise à la fin de la guerre, l'admirable "Sciuscià, sur un des sujets les plus douloureux de l'Italie de l'époque, l'enfance abandonnée! Lorsque les Américains débarquèrent en Italie, ils découvrirent une quantité de gamins pauvres et misérables qui leur couraient après pour leur cirer leurs chaussures ! En analysant la psychologie de ces gosses malheureux (et pourtant plein d'espoir), De Sica prend parti avec force contre la misère, en dénonçant les excès scandaleux des riches dans la période de crise économique traversée par son pays ! Avec "Sciuscià" c'est tout un peuple qui crie sa douleur et son espoir! Oscar du meilleur film ètranger en 1947, cette histoire bouleversante se veut un tableau de l'Italie d'après-guerre et permit à De Sica d'acquérir une renommèe mondiale! Un essentiel du cinéma italien...
“Sciuscià” œuvre majeure du courant néo-réaliste italien nous plonge en plein cœur du Rome de l’après-guerre. Comme souvent chez De Sica c’est à travers le sort réservé à ses enfants qu’il nous est proposé de réfléchir sur l’état d’une société. Face à la misère qui sévit dans les faubourgs de la grande ville, les parents ont envoyé leurs progénitures dans les rues pour ramener les quelques milliers de lires qui pourront faire vivre toute la famille. Pasquale et Giuseppe deux petits cireurs de chaussures (sciuscià), liés par une amitié indéfectible ont formé le rêve de posséder un cheval pour pouvoir s’évader de leur quotidien fait de petits boulots et de rapines. Dans cette Rome de la débrouille, les trafics vont bon train et les deux mioches n’hésitent pas à y recourir pour accroître leurs maigres revenus et accéder à leur rêve. Pour faire régner un semblant d’ordre, les autorités n’hésitent pas à envoyer dans les maisons de correction, la jeunesse qu’elles ont abandonnée dans les rues. C’est là que Pasquale et Giuseppe vont perdre toute leur innocence, apprenant au contact des plus grands et des gardiens, l’intolérance, le mensonge, la violence et la vengeance. C’est un miroir que tend De Sica à son pays, lui demandant de ne pas sacrifier son avenir en substituant les maisons de correction à l’école, indispensable pour former les ouvriers et les cadres qui sortiront l’Italie de son sous-développement encore patent en cette presque seconde moitié du XXème siècle. Pas étonnant dès lors que cette vérité trop crue n’ait pas rencontré de succès dans son pays d’origine. C’est hors de ses frontières et particulièrement aux Etats-Unis et en France où la communauté émigrée était nombreuse que le film fera un triomphe, remportant l’Oscar du meilleur film étranger en 1947. Comme Rossellini et d’autres à cette période, De Sica ne faisait pas du cinéma pour rien, pensant que l’artiste était là pour montrer les choses telles qu’elles sont et contribuer par leur mise en valeur artistique à les faire évoluer. Si le film a vieilli dans sa forme, son propos touche toujours aussi juste quant à l’influence de la société sur le développement personnel des êtres en formation.
Ce n’est pas offenser de Sica que ne pas considérer ce film comme un chef d’œuvre . Depuis 1946, le cinéma s’est enrichi de films sur l’enfance beaucoup plus dérangeants avec de jeunes acteurs plus professionnels. En outre sa mise en scène est brouillonne pour un réalisateur dont on connait les magnifiques réussites. Il lui reste aujourd’hui son caractère d’authenticité et son témoignages sur les petits ‘’sciuscias’’ de 1944 à Rome. Le thème principal de ‘’Sciuscià’’est l’utilisation de la prison pour les enfants qui possède exactement les même inconvénients que pour les adultes mais comme il s’agit en plus de jeunes irresponsables, quasiment innocents, s’ajoute alors le thème de la culpabilité.
Culpabilité qui est le moteur du film et qui fait des ravages puisque même les gardiens de prison la ressentent. C’est aussi un film sur la misère, l’absence d’éducation et d’affection qui côte à côte permettent aux hommes de construire une société rendant possible le bonheur de vivre. Giuseppe et Pasquale font preuve de beaucoup de liberté dans leurs rôles comme la plupart des personnages interprétés par des amateurs ce qui atténue beaucoup le coté dramatique du film alors qu’au fond il l’est terriblement. Je crois que c’est ce qui explique que ce film ne soit quasiment plus regardé aujourd’hui et surtout risque de ne plus l’être dans l’avenir.
Deux ans avant de rentrer dans l'Histoire du cinéma avec Le Voleur de bicyclette, Vittorio De Sica réalise avec Sciuscià l'un des premiers grands films du Néoréalisme italien. Témoin direct de la misère sociale, Sciuscia se situe délibérément loin d'un cinéma sophistiqué avec des acteurs et des décors choisis pour leur apparente simplicité. Récompensé par l'Oscar du meilleur film étranger en 1947, ce chef d'oeuvre épuré et bouleversant adopte avec un ton souvent proche du documentaire le point de vue des enfants de la Guerre, livrés à eux-mêmes, qui tentent de survivre à la sortie du conflit. Malgré le désir de retrouver une innocence trop tôt envolée, la réalité reprend souvent le dessus et les conditions d'incarcération des jeunes renvoient aux tensions vécues peu de temps auparavant. Les trahisons, les collaborations, les sévices et même les conditions hygiéniques renvoient encore et toujours aux pires heures de La Seconde Guerre Mondiale et parviennent même à briser l'amitié voire l'amour entre deux êtres. Pour Vittorio De Sica, les enfants ne devraient jamais connaître la haine, la barbarie, les blessures...mais ils ne peuvent malheureusement pas s'envoler comme à la fin de Miracle à Milan pour y échapper.
Nous connaissions déjà le Voleur de Bicyclette. Nous avons retrouvé avec bonheur le style du réalisateur qui dépeint une société modeste, avec tout un pan de sa population pauvre. Les enfants sont les premières victimes d'un système qui les catalogue et les exploite. Et pourtant, ils rêvent, comme tous les enfants du monde, ils imaginent et sont prêts à s'engager dans des voies malheureusement pas toujours linéaires pour atteindre ce(s) rêve(s). Une réflexion sur le bien, le mal, l'étiquetage qu'on peut être tenté de faire un peu trop rapidement suite à des comportements "déviants", l'amitié mise à mal. Un beau film.
"Sciuscia" est un film de De Sica trop méconnu. On y retrouve (comme dans son célèbre "voleur de bicyclette") une peinture sociale et humaine, poignante, à laquelle on ne peut rester insensible. Ce film a en plus un petit côté "The Kid" de Chaplin, la même intensité dramatique.
Pour moi c'est LE chef d'œuvre de De Sica.

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L'action se situe à Rome en 1945. La guerre est finie. Deux enfants défavorisés, Giuseppe et Pasquale, se livrent au marché noir afin de réaliser leur rêve : acheter un cheval. Ils sont arrêtés et envoyés dans une prison pour mineurs où règnent violence et cruauté. Pour épargner le châtiment corporel à son ami, Pasquale, le plus âgé, avoue sa culpabilité mais Giuseppe perçoit l'acte comme une trahison...
Synopsis détaillé jusqu'à la fin...
Rome, en 1945. Deux petits cireurs de chaussures, Giuseppe et Pasquale - nommés sciuscià, dérivé phonétique de l'anglais, shoe shine - proposent leurs services aux passants, pour la plupart des militaires américains. Ils rêvent également d'acheter un magnifique cheval blanc et se livrent ainsi à divers trafics. Ils vendent à une voyante des couvertures volées et sont, à leur insu, impliqués dans un cambriolage initié par trois adultes (dont le frère de Giuseppe). Rétribués au-delà de leurs propres espérances, les deux enfants peuvent se procurer le cheval. Toutefois, ils finissent par être repérés, arrêtés et dirigés vers une maison de correction qui n'est, en réalité, qu'une prison pour mineurs. Par fierté instinctive, Giuseppe et Pasquale refusent de dénoncer les adultes coupables du vol. Ils sont alors séparés. Les gardiens usent d'un stratagème afin d'obtenir les renseignements voulus : une séance punitive, à coups de ceinture, est simulée à l'encontre de Giuseppe. Afin d'abréger les douleurs de son camarade, Pasquale livre les noms des malfaiteurs. Giuseppe ne tarde pas à le savoir, et considère, désormais, Pasquale comme un traître. Il se venge alors en introduisant une lime dans la paillasse de celui-ci et en signalant le fait aux gardiens. Un jeune détenu, plus âgé qu'eux, entrave, par ailleurs, toute velléité de réconciliation entre les deux enfants.
Une bagarre l'oppose bientôt à Pasquale, qui le jette à terre et le blesse grièvement à la nuque. Dès lors, Pasquale est isolé comme "élément extrêmement dangereux". Au procès, l'avocat du frère de Giuseppe charge Pasquale, orphelin et sans ressources, qui ne peut assurer valablement sa défense. Il écope de deux ans de prison, alors que Giuseppe est, pour sa part, condamné à un an d'incarcération. En prison, au cours d'une séance de cinéma, un groupe d'enfants échafaudent une évasion à laquelle est mêlé Giuseppe. Parallèlement, un incendie, dû à un incident électrique, se déclare au cours de la projection. Un enfant, à la santé déjà fragile, décède... Quant à Pasquale, il renseigne la police sur l'endroit où pourrait se trouver son camarade : à l'écurie où est élevé le cheval qu'ils ont acheté. Faussant compagnie aux agents de l'ordre et aux responsables de la prison, Pasquale retrouve effectivement Giuseppe à cheval, en compagnie d'un des évadés. Il le frappe, au moyen de sa ceinture. Giuseppe chute accidentellement d'un pont et se tue.

Qualité : ISO donc clone du DVD d'origine
Format : MPEG 1/2 ISO Video mpgv 720x576
Langue : Italien (origine) et sur option Allemand (doublé) sous-titrée Français , Anglais, ou sans sous-titre
Audio Mono
Codec vidéo : MPEG à 6000 Kbs (variable)
Codec audio : AC3 à 192 kb/s
Poids du fichier : Film 3,92 Go
Format : 1.33 compatible 4/3 Noir et blanc
Code régional d'origine 2 DVD 5

Découpage : Aucun
Nom de la release : Sciuscià
Taille totale : 3,92 Go