Snowy White - Released 2016 (flac 16b 44kHz +.cue)
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TITRES
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Le CV de Snowy White est aussi long qu’un bras de joueur de NBA. En tant que musicien de studio, il a côtoyé quelques pointures, mais on retiendra essentiellement qu’il a collaboré avec Peter Green (fondateur de Fleetwood Mac), Pink Floyd (qu’il a accompagné en concert dès le début des années 70) et Thin Lizzy (où il a remplacé Gary Moore quand celui-ci a quitté le groupe au début des années 80). De 2010 à 2013, il était au côté de Roger Waters sur la tournée The Wall Live.
Les musiciens de studio (ou ‘session musicians‘ en anglais) forment cette catégorie particulière d’artistes talentueux, dont la technique au-dessus de la normale leur permet d’aborder à peu près n’importe quel style musical et ainsi de collaborer avec tout le monde, ou presque… que ce soit à l’abri des studios ou dans l’ombre des fonds de scènes, ils ne prennent jamais la lumière. Parfois certains décident de passer le pas et de voler de leurs propres ailes.
Le jeu de guitare de Snowy est à l’image de son physique: à la fois élégant et discret, simple et efficace. Pas de posture, pas de mimiques, ni de m’as-tu-vu. Est-ce parce qu’il a travaillé avec lui pendant plus de 30 ans, mais Snowy a beaucoup de similitudes avec Gilmour. La même sobriété dans le geste, dans l’attitude, qui contraste avec la flamboyance et l’éclat de leur jeu. Y compris au niveau du chant, on jurerait par moment écouter le nouvel album du Maître (‘The Blues Talking‘, ‘It’s Always Love‘, ‘Wrong Side of the Tracks‘). Si ‘Rattle That Lock‘ a déçu bon nombre d’inconditionnels de l’homme à la Fender noire, c’était essentiellement dû à son manque d’ambition. Beaucoup lui ont reproché de ne pas avoir fait un album prog’ – en même temps, c’est quoi un album prog’, monsieur ?..
Et paradoxalement, ses prises de risque relatives (‘A Girl in the Yellow Dress‘ essentiellement, et le fameux jingle SNCF) n’ont pas été considérées comme telles. Un album incompris, dirons-nous.
Je suis prêt à mettre ma main à couper que si ça avait été Gilmour qui avait sorti ce ‘Released‘, il aurait fait l’unanimité et applaudit des 2 mains par ces inconditionnels déçus. Ils y auraient trouvé tout ce qui leur manquait. Tout d’abord la diversité des styles, du coloré ‘Opening Peace‘ à l’accent latino qui ne dépareillerait pas dans le répertoire de Carlos Santana, en passant par l’ambiance blues-country de ‘It’s All Down to Me‘, ou le blues tout court (‘Blues on a Borrowed Guitar‘), mais surtout de vrais morceaux ‘prog’, dépassant les 5 minutes (je crois que c’est ça un morceau prog: faut qu’il soit long…), tels ‘Out of Control‘ ou ‘Life Full of Lonely‘. Mais surtout un album laissant la part belle aux longues plages instrumentales. Logique: Snowy n’est pas chanteur (ça s’entend) et se concentre donc sur ce qu’il sait faire le mieux: jouer – de la guitare, des claviers et autres, il est multi-instrumentiste. Et on adhère !
J’ai lu quelque part qu’il avait mis plus de 2 ans à composer et enregistrer cet album (aucune reprise, il a écrit tous les titres), et ce n’est pas étonnant. On imagine volontiers le niveau de perfectionnisme, d’intransigeance et de minutie qui ont été mis en oeuvre. C’est parfait, tant au niveau de l’interprétation que du son. Tout est nickel chrome, rien ne déborde. C’est élégant, raffiné, harmonieux et agréable. Floydien en diable, quoi.
Cet album ne viendra pas heurter vos tympans, ni les agresser, bien au contraire: il viendra poser sur vos petites oreilles sensibles un doux voile léger et délicat, une caresse fine et sensuelle, à l’image de sa superbe pochette.
Ne cherchez pas des noms connus dans le livret: Snowy a fait appel, pour l’accompagner, à des musiciens de studio.
Étonnant, non ?
J-Yves
INFOS sur L’ALBUM et DETAILS SUR L’UPLOAD
Nombre de disque : 1
Format : FLAC 16 bit/44kHz +.cue, Lossless, stéréo
Présence des Covers : oui
Genre : Rock
Taille : 275 Mo
Up réalisé par : duckjibe
Bonne écoute à tous et n’oubliez pas d’acheter aussi de la Musique.