Debussy - Reflets dans l'eau | Kotaro Fukuma
2014



Kotaro Fukuma (né le 29 août 1982 à Tokyo) est un pianiste classique japonais.
Au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris Kotaro Fukuma est l'élève de Bruno Rigutto et de Marie-Françoise Bucquet. Il obtient son 1er prix de piano en 2005. Il est lauréat dès l'âge de 14 ans à un concours pour les jeunes pianistes à Salt Lake City. Il décide alors de devenir professionnel. Second Prix au Concours Maj Lind à Helsinky en 2001, il remporte à l'âge de 20 ans le 1er prix et le prix Chopin au Concours international de piano de Cleveland en 2003 (wiki) (WebSite)
Sur un Steinway de 1912, piano contemporain de Debussy, Kotaro Fukuma restitue l'univers poétique du musicien avec une justesse impressionnante. Kotaro Fukuma dit s'être inspiré de la peinture de Turner et de Wisthler pour jouer son Debussy : résultat, un Debussy clair-obscur, aux variations de couleur permanentes et aux plans sonores qui vous clouent littéralement sur place. (francemusique)
Un disque autour de la thématique du scintillement de l’eau, emprunté à l’œuvre de Claude Debussy (Arabesques, Images, Ondine, La Cathédrale engloutie, Estampes, clair de Lune, L’Isle Joyeuse) co-edité en collaboration avec le label Denon, à partir d’un enregistrement datant de 2012, effectué au Japon sur un piano Steinway de 1912, contemporain du compositeur. Le simple thème du scintillement de l’eau évoque en premier lieu l’œuvre de Debussy, toute en transparence, limpidité, délicatesse dont rend parfaitement compte le jeu de Kotaro Fukuma qui nous avait déjà enthousiasmé avec son précédent disque consacré à Albeniz (Iberia), déjà sous le label Hortus.
Un disque qui, toutefois, va bien au delà de toute musique à programme, conçu plutôt comme une errance imaginaire, une invitation au voyage. Reflets dans l’eau, Hommage à Rameau et Mouvement sont tirés de la première série des Images (1905) qui fut retravaillée par le compositeur lors de son séjour à Eastbourne où, soit dit en passant, il découvrit le piano Blüthner qui l’accompagnera le reste de sa vie !! La deuxième série d’Images (1907) comprenant Cloches à travers les feuilles, Et la lune descend sur le temple qui fût et Poissons d’or nous plonge dans une ambiance tour à tour rurale, exotique et aquatique, la dernière pièce étant inspirée d’un panneau de laque japonais représentant deux carpes évoluant gracieusement sous une branche de saule, tableau conservé aujourd’hui au musée Debussy à Saint Germain en Laye. Les deux Arabesques, d’inspiration mauresque, datent de 1888, tandis que le premier livre des Préludes date de 1910. Il comprend notamment La Cathédrale engloutie sur un rythme de valse lente qui évoque la légende celtique de la ville engloutie d’Ys, lieu de naissance d’Iseult, qui apparait une fois l’an à travers la brume marine au son des cloches de sa cathédrale, avant de sombrer à nouveau. Ondine appartient, quant à elle, au deuxième livre des Préludes (1912-1913), et Estampes (1903) témoigne de l’engouement du compositeur pour les estampes japonaises et de l’importance du support pictural dans son inspiration, tandis que l’Isle Joyeuse (1904) apparait comme une allusion à une escapade à Jersey avec Emma Bardac. Un enregistrement d’une grande poésie où la musique sait se faire le support d’émotions et d’images chargées à la fois de mélancolie et d’enthousiasme. Un bien bel hommage à Debussy. (leducation-musicale)
Kotaro Fukuma est un jeune pianiste très impressionnant. Ses points forts incluent un toucher doux et brillant qui correspond bien au monde sonore de Debussy. Cela se remarque dès le premier morceau, surtout dans «Soirée dans Genade»; un cadeau pour les sonorités cloche et gamelan de «Pagodes» et «Et la lune descend…». Il a une capacité éblouissante à manipuler les notes staccato avec une telle précision qu'elles racontent toutes séparément sans la moindre trace de flou, comme dans «Mouvement». Ce dernier trait était également visible sur son excellent premier CD: c'était un album de Schumann enregistré pour Naxos. Les deux Arabesques qui donnent le coup d'envoi du récital constituent d'excellentes vitrines pour tous les cadeaux de Fukuma à la fois.
L '«Hommage à Rameau», pris à un rythme lent et brumeux, est assez loin de tout ce que Rameau pouvait reconnaître. "Clair de Lune", en revanche, est détendu dans le rythme mais tout à fait fabuleux. Le seul défaut significatif est une volonté d'arrêter et de sentir les roses qui gâche presque l'élan de «Reflets dans l'eau», quand, près de l'apogée, Fukuma recule un instant et tue presque l'énergie. Ce n'est pas un gros problème, certainement rien au niveau de quelqu'un comme Lang Lang.
Une partie de l'attrait de cet album doit être le Steinway Model D de 1912 utilisé; il ne sonne pas un monde à part les pianos d'aujourd'hui. Cela dit, je me demande si cela aide Fukuma à gérer de telles séquences de staccato scintillantes et si les notes aiguës d'apparence fragile contribuent à la magie des «Pagodes». Il s'agit d'une production conjointe avec Denon, et la qualité sonore est très bonne, bien que sur quelques pistes les clics de Fukuma (?) Deviennent légitimement irritants. Cela coule presque l'éblouissant jeu dans «Mouvement». J'ai googlé le lieu d'enregistrement répertorié et je n'ai trouvé aucun résultat pour me dire où il se trouve.
C'est donc un autre excellent pas en avant pour un pianiste qui s'est glissé sous le radar avec ce magnifique album de Schumann (2005). Né en 1982, Fukuma a également enregistré un récital solo de Takemitsu (Naxos, 2007) et Albéniz 'Iberia (Hortus, 2012). (musicweb)
Les Deux Arabesques s’écoulent ainsi avec une pudeur plus prononcée et, du coup, moins d’évidence et de naturel que sous les doigts de Gvetadze. L’approche du pianiste japonais sert, en revanche, mieux les Estampes, où est entrepris un travail captivant sur les résonnances – des reflets rougeoyants de «Pagodes» à la tempête fine de «Jardins sous la pluie». On admire plus encore la capacité à investir le texte de «Clair de lune» ou de «La Cathédrale engloutie», dans un patient et subtil crescendo qui ne se brise jamais mais s’efface sans crier gare. Si L’Isle joyeuse (1904) manque de se noyer dans ce style d’interprétation, Kotaro Fukuma magnifie «Ondine» (1913), chatouillée par une frappe à la vivacité ravélienne. Des qualités dans le droit fil de son album consacré à Albeniz (chez Hortus déjà). Le cœur de ce disque réside dans l’intégrale des Images, de bonne tenue mais dont la Première Série (1905) dégage moins de magie (malgré de subtils «Reflets dans l’eau») et la Seconde (1907) manque de mystère et de poids (malgré la virtuosité de «Poissons d’or»). Du très bon Debussy, néanmoins. (concertonet)


Label : HORTUS
Parution: 12/11/2014
Codec: Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels: Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 567 kbps
Duration : 01:11:25
Total Size : 248 Mo
Inclus : Cover, Booklet
Spectrogramme
------------------------------------------------------
Si vraiment vous n'avez rien compris, ou alors faites partie de la TEAM-PENDING:
GENRE : CLASSIQUE (bah nan, c'est pas du hip-hop, et puis j'ai déjà renseigné le "GENRE" ! )
ARTISTES: KOTARO FUKUMA
ALBUM : DEBUSSY - REFLETS DANS L'EAU
NOMBRE DE PISTES: 15
AVEC LES BELLES MAJUSCULES