Jean-Louis Dubut de Laforest
(1853-1902)
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L'AUTEUR
Après des études aux lycées de Périgueux et de Limoges, puis à la faculté de droit de Bordeaux, il devient avocat, puis journaliste rédigeant des chroniques pour Le Figaro sous le pseudonyme de Jean Tolbiac.
Dès 1880 il publie des romans étudiant la dépravation des mœurs et l’expliquant par la pathologie. Il continue en rédigeant une immense fresque sociale sur le demi-monde parisien. En 1885, Gaga lui valut une condamnation pour Outrage aux bonnes mœurs.
Ses romans sont des études de cas psychopathologiques, et non des analyses sociologiques à la Balzac ou de revendications sociales à la Zola, ne se réclamant pas non plus d’une vision distanciée à la Flaubert. Dubut s'inspire de maladies dont son époque est friande, se réclamant de Charcot ou Lombroso. Les mœurs dépravées de son époque ne sont à ses yeux que les manifestations d’un dérangement, qui peut être soigné !
Il publie en 1900 37 romans sous le titre « Derniers scandales de Paris », 5300 pages de violence, d’érotisme et d’enquêtes sociales et policières, où l'auteur se fait un plaisir de classer toutes les turpitudes, et de façon quasi-scientifique : un sommet de la littérature populaire !
Le 3 avril 1902, on découvre son corps au bas du 10 rue Trudaine à Paris, où il habitait depuis près de 20 ans. Il s’était défenestré la veille, et sans laisser de lettre d'explication. Il travaillait même sur un nouveau roman ! Cette mort étrange et incompréhensible ajouta peut-être à sa réputation une morbidité et une noirceur supplémentaires. Peut-être aussi joua-t-elle dans son oubli presque total pendant près d’un siècle.
(Bio largement inspirée par le blog de Gallica?)
SYNOPSIS
Dans « Morphine » Dubut évoque la toxicomanie et les ravages de la morphine.
Hiver 1889 – Blanche de Montreu, jeune et belle provinciale, se laisse tenter par la douce liqueur. Débute alors pour elle, sa famille, son amant, l'irrésistible décadence.
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