Labyrinth | Khatia Buniatishvili
2020



Khatia Buniatishvili, née le 21 juin 1987 à Batoumi en Géorgie, est une pianiste géorgienne.....(wiki) (WebSite)
D’un prélude de Chopin au "Deborah’s Theme" de Morricone: traversant les époques dans son dernier album, la pianiste franco-géorgienne Khatia Buniatishvili aime parler de musiques classiques au pluriel et à la portée de tous.
Celle qui est parfois surnommée «la pop star de la musique classique» assume le côté éclectique de l’album, nommé à juste titre Labyrinth.
«En mettant ensemble des morceaux de l’époque baroque et d’aujourd’hui, les barrières entre les gens et les époques s’effacent», affirme à l’AFP la pianiste de 33 ans dont l’album, son septième, sort le 9 octobre chez Sony.
«Les morceaux que j’ai choisis sont tous “classiques”, dans le sens où ils ont traversé le temps, sont universels et nous touchent», ajoute la jeune femme polyglotte qui vit à Paris depuis 2011 et a été naturalisée française en 2017.
Parmi les 18 morceaux figurent Les Consolations de Liszt, La Sicilienne de Vivaldi, mais aussi I’m Going to Make a Cake de la bande originale du film Les heures signée Philip Glass, géant de la musique contemporaine, ou La Javanaise de Serge Gainsbourg, inspirée par Juliette Gréco décédée mercredi.
«Mélomane ou pas»
«Je ne fais pas de distinction entre les compositeurs que j’aime, entre le Requiem de Mozart ou Déborah Theme (de la bande originale du film Once Upon in America de Sergio Leone), ajoute l’artiste qui a appris le piano à partir de l’âge de trois ans dans sa Géorgie natale et donné son premier concert à six ans.
«Bien sûr, la musique demande de longues années de travail. Mais le mélange (des genres), ça remonte à mon enfance à Tbilissi, j’aimais le jazz aussi et ma mère écoutait du folk», se souvient la jeune femme qui a collaboré en 2015 avec le célèbre groupe pop britannique Coldplay.
Elle rend particulièrement hommage à Ennio Morricone, mort en juillet, et qui dans l’album «prend sa place naturellement parmi les autres grands compositeurs». «Sa musique évoque les rêves d’enfance et d’adolescence, les émotions y sont tellement concentrées.»
La pianiste, qui a une sœur également pianiste, Gvantsa, n’aime pas non plus faire de distinction au sein de son public: «quand je joue, je joue pour un être humain, mélomane ou pas».
Si beaucoup louent sa virtuosité, elle a également ses détracteurs qui lui reprochent une personnalité débordante pour une musicienne classique et une interprétation trop libre et émotive des œuvres.
«Le premier pas»
Mais Khatia Buniatishvili assume son style. Dans la musique, «on recherche les personnalités (...). S’il y a un public diversifié qui vient à mes concerts, c’est qu’il sent que je suis proche de lui.»
«Je ne suis pas sur un piédestal et eux en bas. Au contraire, c’est moi qui fait le premier pas», dit la pianiste, qui aime l’idée d’une «musique classique pour tout le monde». «Il y a des gens qui ne viennent pas à un concert classique parce qu’ils pensent qu’on va les regarder de haut ou parce qu’ils ne connaissent pas.»
Sa collaboration avec Démos, des orchestres qui initient les enfants des quartiers défavorisés et des zones rurales à la pratique de la musique classique, l’enthousiasme.
«En Géorgie, j’ai grandi en banlieue (...). Ce projet est pour que la musique classique soit le quotidien de ces enfants, qu’ils deviennent pro ou pas.»
Elle balaie les controverses sur son look qui l’ont accompagnée dès ses débuts en raison de ses robes moulantes ou de ses décolletés.
«Un jour je suis glamour, un autre je ne le suis pas. Ce n’est pas pour faire le buzz», dit-elle. Être surnommée la «Beyoncé du piano» la gêne-t-elle? «Pourquoi cela me gênerait? C’est une forme de féminisme qui me plaît: l’image d’une femme forte qui possède bien la scène.» (lesoleil)
La nouvelle égérie de la maison Cartier décide d'y ajouter un brin de mystère. Une nouvelle fois, surfant sur la vague d'une scène pianistique néo-classico-ambient développée par les Nils Frahm, Alexis Ffrench, etc., l’une des personnalités parmi les plus célèbres du monde classique décide de proposer à son public une collection de morceaux plus ou moins évasifs, d'allure uniment modérée et de caractère doucement mélancolique, captés dans une acoustique (Grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris !) dont le caractère cotonneux est volontairement augmenté : ce Labyrinth n'est autre qu'une playlist où l'on retrouve quelques-uns des plus grands tubes du répertoire classique comme la Gymnopédie No. 1 de Satie, la Badinerie de J. S. Bach, le Prelude No. 4Vocalise de Rachmaninov, Les barricades mystérieuses de Couperin ou encore la Consolation No. 3 de Liszt.
Avec les dix-huit pièces ici choisies, où sont présentes au moins deux pièces moins courues (la Valsa da dor de Villa-Lobos et le Pari intervallo de Pärt), Khatia Buniatishvili, ne forcera pas les contrastes, et compte bien plonger - sans équivoque possible - son auditeur dans un autre espace temps, sans réel horizon non plus. Le style n'est définitivement plus le souci de la pianiste géorgienne, l'émotion devient presque une donnée abstraite, il n'y a qu'un esprit, celui de son âme voyageuse, et de ses pensées lunatiques.
Rien ni personne - pourtant - ne pourra se heurter au caractère profondément philosophique de ce nouveau produit-concept, « le labyrinthe est notre destin et notre création (...) la polyphonie de la vie, des sens, des rêves réminiscents, du présent négligé, de l’avenir évasif… Le labyrinthe de notre esprit », écrit l'artiste en conclusion de sa notice.
Heureusement, aucun loup ou autre mammifère à l'horizon ! © Pierre-Yves Lascar/Qobuz



Label : Sony Classical
Parution: 09/10/2020
Codec: Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels: Stereo / 96000 HZ / 24 Bit
Bitrate : 1985 kbps
Durée: 01:19:27
Pistes: 18
Fichiers: 23
Total Size : 1.10 Go
Inclus : Cover, Booklet
Spectrogramme
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