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Bach - Bartók | Julien Libeer (2020) [FLAC] [16-44] torrent


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Download Bach - Bartók | Julien Libeer (2020) [FLAC] [16-44] torrent




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Bach - Bartók | Julien Libeer


2020

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Julien Libeer est un pianiste belge, né en octobre 1987.
Il fait ses études supérieures au Conservatoire Royal de Bruxelles (Daniel Blumenthal), à Paris (Jean Fassina), et à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Pendant cinq ans, il y étudie avec Maria João Pires, et se perfectionne en musique de chambre avec les membres du Quatuor Artemis. (wiki) (WebSite)

Hymnes à la transparence
Au-delà d’une passion sans limite pour les claviers sous toutes leurs formes (orgue, clavecin, clavicorde chez Bach, piano sous ses aspects les plus percussifs ou percussions-claviers chez Bartók), des racines communes abreuvent deux génies de la musique classique que tout par ailleurs semblerait opposer. Ce n’est pas le moindre des intérêts de cet album marquant également la première collaboration de Julien Libeer pour harmonia mundi : ce farouche partisan de la ligne claire sait conjuguer intuition et sens de la grande forme pour faire dialoguer entre eux quatre chefs-d’œuvre du genre suite, au-delà des siècles qui les séparent. (harmoniamundi)

Pour son premier album chez harmonia mundi, le jeune et brillant pianiste belge Julien Libeer a jeté son dévolu sur un incongru tandem Bach-Bartók. C’est par hasard qu’il a découvert les affinités secrètes reliant ces deux compositeurs en travaillant simultanément des pièces de chacun d’eux. « Il y a chez les deux une âpreté, un refus de tout maniérisme, mais aussi une qualité extraordinaire de l’écriture polyphonique et un rapport au rythme, qui les rend, sinon identiques, du moins complémentaires » explique l’interprète. Avouons que le projet fonctionne plutôt bien.
C’est par le biais de la suite de danse que Julien Libeer a opéré ce rapprochement. La Suite française n° 5 et la Partita n° 2 de J. S. Bach sont confrontées ici à la Suite Op. 14 et la suite En plein air, chef-d’œuvre de la musique de piano de Bartók proposant cinq visions campagnardes telles qu’on pouvait les vivre dans la Hongrie des années 1920. Comme toujours, le génie de Bartók transcende les influences folkloriques en les intégrant magistralement dans la modernité de son propre langage.
Parallèlement à ses activités de soliste et de concertiste, Julien Libeer participe à des projets pédagogiques visant à partager la musique au-delà de sa représentation en concert ou en disque, notamment auprès de neuf écoles dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles, où il a créé une chorale de haut niveau avec son ami Zeno Popescu dans le but d’instiller le virus de la musique aux jeunes du quartier. © François Hudry/Qobuz 2020

Julien Libeer fait voisiner Bach et Bartók, en miroirs par-delà les siècles
Julien Libeer entame sa nouvelle collaboration avec Harmonia Mundi par ce passionnant dialogue singulier, en quatre suites de danses, également réparties et alternées entre Johann Sébastian Bach et Béla Bartók.
Chambriste très apprécié – faut-il rappeler sa remarquable intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven en compagnie de Lorenzo Gatto (Alpha) ou sa contribution au récital « Réminiscences » de Camille Thomas (La Dolce Volta) – Julien Libeer revient enfin au récital soliste, où il aime confronter les esprits et les genres, comme l’indiquait voici un lustre son précédent CD « Lignes claires » (EPR) où Ravel côtoyait Dinu Lipatti.
Regrouper Johann Sebastian Bach et Bartók n’a rien d’une hérésie : même passion dévorante du clavier, même volonté de pédagogie, même célébration stylisée des caractères de la danse, magnifiée par l’esprit de la suite, tant dans son essence populaire que dans sa potentielle expressivité dramatique. Faut-il dès lors vouloir comme Lucien Noullez, dans son intéressant mais discutable préambule littéraire, confronter un Bach universellement piétiste à un Bartók un peu vite catalogué agnostique post-nietzschéen ?
Le pari de Julien Libbeer est réussi, à la fois par l’alternance des deux compositeurs, l’individuation de chaque œuvre dans la perspective d’un grand Tout. Les deux compositeurs puisent, il est vrai, leur vision d’un monde sonore aux mêmes racines populaires, à quelques centaines de kilomètres et à deux siècles de distance. Mais peut-on envisager un Bach plus terrestre et roboratif que celui de la Suite française n° 5 et un Bartók plus « métaphysique » que dans les musiques nocturnes d’En plein air ? Vertus d’inspiration que l’on peut inverser au fil d’une deuxième Partita du Cantor tenaillée par le drame opposée à la Suite opus 14 du maître hongrois à la jubilation ambiguë.
Dans une captation très agréable, précise mais donnant aussi l’illusion aérée d’un instrument capté à juste distance, Julian Libeer choisit donc la Suite française n° 5 BWV 816 pour augurer du périple : elle l’accompagne en concert depuis des années. Peut-être y sent-on encore, de-ci de-là, l’influence rémanente de ses maîtres à penser, par exemple Maria João Pires, avec laquelle il a étudié à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, peut-être aussi Evgeni Koroliov qui l’a guidé pour cet enregistrement, par le perlé du toucher, par la souplesse de l’articulation, par ces phrasés pulpeux, par cette ornementation discrète mais millimétrée. Peut être avec cette approche plus linéaire et mélodique (sarabande, loure) que motorique (même dans la gigue finale) ou contrapuntique, la main droite domine-telle un peu trop le discours là où les basses pourraient davantage le relancer.
Tout s’équilibre (bien) mieux dans une splendide version de la Suite en plein air (1926) de Bartók, où jamais la rudesse des tambours et fifres de la pièce liminaire ne sacrifie à une prosaïque raideur; on ne sait que plus admirer entre cette barcarolle sourdement tranquille des musiques nocturnes mystérieuses, ou le fini pianistique de la poursuite finale, vraiment échevelée.
Incontestablement, la deuxième Partita BWV 826 du Cantor de Leipzig atteint de tous autres sommets encore, par une savante construction dramatique sans l’ostentation que pouvait y déployer un Perahia (Sony, sinfonia augurale, capriccio final), reflétant l’amertume dans une atmosphère confite de sombre et tragique désillusion au fil des danses idéalement stylisées.
Enfin la Suite opus 14 du Magyar (1916), assurée mais un rien précautionneuse dans sa diction et sa liberté agogique ne retrouve peut-être pas l’élan spontané, goguenard ou ludique qu’y mettait un Deszö Ranki (Hungaroton ou Warner-Apex, à rééditer) ou le grain de folie digitale qu’y semait un Zoltan Kocsis au sommet de son art (Denon, à rééditer, ou Decca).
Par sa cohésion dans la diversité et les perspectives de ses oppositions, ce beau récital de Julien Libeer se referme donc dans un vertigineux jeux de miroirs, le sostenuto final de l’opus 14 bartókien, semblant appeler dans ses derniers murmures l’allemande augurale de la cinquième Suite française qui ouvrait le disque une heure plus tôt. Il nous invite ainsi à une nouvelle écoute, en boucle, de ce chatoyant récital, parfaitement maîtrisé tant par son approche technique que par la hauteur de son propos. (resmusica)

Julien Libeer, miroir de Bach et Bartók
Julien Libeer poursuit une belle carrière de soliste et de chambriste. Né en 1987, il a étudié au Conservatoire de Bruxelles avec Daniel Blumenthal avant Paris, auprès de Jean Fassina, puis à la Chapelle Musicale avec Maria Joao Pires pendant cinq ans. Il s’est produit dans plusieurs pays européens, en récital ou avec orchestre, et a donné des concerts au Japon et aux Etats-Unis. Il a été récompensé à plusieurs reprises, notamment par le Prix du Jeune musicien de l’année 2010 décerné par l’Union de la Presse Musicale Belge. Chambriste de qualité, il a signé avec Lorenzo Gatto pour le label Alpha une superbe intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven, acclamée par la presse unanime. Dans un premier disque de concertos, on a pu apprécier sa vision du n° 27 de Mozart et du Concertino de Lipatti. Maintenant, pour Harmonia Mundi, il sort un CD Bach/Bartók dont le compagnonnage peut a priori surprendre. Lucien Noullez, poète et critique littéraire belge, explique dans la notice que l’on découvrira avec intérêt comment Julien Libeer en est arrivé à « oser l’apparentement ». L’audition confirmera en effet « qu’en dépit des styles et des époques, une sorte d’arborescence animait ces deux génies ».
La Suite française n° 5 de Bach, sans doute écrite en 1722, semble avoir une destination pédagogique servant à mieux faire connaître la notion de « goût » reconnue aux Français, dans un contexte de transparence, avec des couleurs variées et un apport mélodique « cantabile » qui se réfère à Haendel dans l’Allemande initiale. On navigue entre la Courante alerte, la Sarabande expressive, la gracieuse Gavotte, la Bourrée qui met en valeur la main gauche, la Loure modérée, et la Gigue conclusive qui est virtuose et majestueuse. Julien Libeer joue cette Suite n° 5 avec une grande clarté, détachée des contingences, à ce point sobre et naturelle que lorsqu’il entame juste après En plein air de Bartók, la continuité coule de source. Un peu plus de deux cents ans séparent les partitions (1926 pour le Hongrois), mais la façon de faire chanter ces évocations poétiques, notamment de la vie de la nuit, dans une atmosphère polyphonique aux ornementations contrastées, comporte une dimension « mystique » qui rejoint la foi de Bach, transposée chez Bartók dans la passion pour la nature. Les similitudes du message sont astucieusement mises en évidence par le jeu de Julien Libeer, détaché, précis et dynamique, jusque dans le presto de la Poursuite dont le rythme est souple.
Retour à Bach avec l’enchaînement de la Partita n° 2, œuvre brillamment expressive. Publiée en 1727, cette partition en six mouvements est polyphonique. L’intensité du propos ne cesse de croître dès la Sinfonia qui révèle une manière italienne plus ample, avant les accents calmes de l’Allemande. L’unité ne se départit pas dans les mouvements suivants, jusqu’au Capriccio final qui se conclut en jeux syncopés, contraste décapant avec le loquace Rondeau qui précède, véritable cœur de ces pages inspirées. La Suite op. 14 de Bartók de 1916 a des allures de sonatine, tour à tour spontanée, fougueuse et intensément expressive. Les éléments populaires sont souvent présents chez ce compositeur dont on connaît les intérêts dans ce domaine. Le contexte rustique qu’il introduit aussi bien dans la Suite que dans l’ultérieur En plein air est, à deux siècles de distance, comme le reflet d’une préoccupation aussi présente chez Bach,qui ne dédaignait pas, lui non plus, de puiser dans des sources populaires, chorals ou chansons.
Julien Libeer a vu juste en reliant deux créateurs qui semblent éloignés l’un de l’autre par le temps et la différence spirituelle. Il unifie cependant le caractère de leur approche spécifique par sa liberté de ton et une réelle épure stylistique. On aurait aimé lire dans la notice sa propre conception de cette attachante mise en miroir. C’est sur un Steinway que le pianiste a enregistré son programme, à une date non précisée, en Limousin, à la Ferme de Villefavard, au milieu de la campagne. Un lieu idéal pour un très beau CD qui se distancie avec bonheur des habitudes d’écoute.
Son :Livret : 8 Répertoire : 9 Interprétation : 9 (crescendo)

Le Bach de Julien Libeer tire pleinement parti des ressources dynamiques et timbrales du piano de concert moderne tout en respectant des paramètres stylistiquement acceptables. La Suite française en sol majeur reçoit une belle performance, avec des embellissements imaginatifs dans les répétitions de l'Allemande, des textures en terrasses dans la Courante et une Sarabande où la mélodie tourne de manière extravagante sur un support semblable à un luth dans la main gauche. Notez également les accords et les embellissements arpégés curieusement différenciés du Loure, plus une gigue qui va comme le vent.
Alors que la plupart des pianistes jouent l'introduction à la Sinfonia de la Partita en ut mineur avec force et affirmation, la position avantageuse non conventionnelle de Libeer permet une transition assidue vers la section principale du mouvement. Son calme Allemande est suave mais sans incident par rapport au phrasé plus complexe de l'interprétation au rythme similaire d'Igor Levit (Sony, 10/14). Les mouvements intérieurs restants continuent le long d'une trajectoire discrète, mais le Capriccio vif et incisif de Libeer vous réveillera!
Dans le premier mouvement de la suite Out of Doors de Bartók , Libeer se rapproche de la directive Pesante du compositeur , laissant respirer et interagir les thèmes et les accents percutants. `` Barcarolla '' de Libeer est plus lent et plus strict à côté de la mélodie animée de Beatrice Rana (Harmonia Mundi, 2/14) et Florent Boffard (Mirare, 1/19), et il sous-estime sans doute les dissonances acidulées des `` Musettes ''. Pourtant, Libeer jauge les grappes délicates et les cantabiles d' octave lents de `` The Night's Music '' avec un impact chatoyant, et jongle avec les brins polyrythmiques de `` The Chase '' avec le plus grand contrôle et la plus grande clarté, tout en maintenant l'élan vivant.
L' Allegretto d' ouverture de la Suite Op 14 de Bartók fait une impression élégante entre les mains de Libeer, mais j'entends une acidité plus idiomatique dans le phrasé anguleux et semblable à la parole de Jen? Jandó (Naxos, 11/01) et Zoltán Kocsis (Philips, 11/94). Il navigue parfaitement dans les subtils changements de tempo du Scherzo, mais ses déclamations marcatissimo manquent de l'énergie nerveuse du merveilleux enregistrement diffusé par Géza Anda (Audite, 10/08). Les deux derniers mouvements bénéficient cependant des sonorités corsées de Libeer et de la sensibilité aux résonances harmoniques du compositeur. Comme la plupart des pianistes, Libeer fait une courte séparation entre les troisième et quatrième mouvements, plutôt que de les élider attaccacomme l'indique le score de Bartók. Dommage, car cette transition transparente est assez efficace comme on l'entend dans l'enregistrement de Jandó et, bien sûr, dans la propre interprétation à 78 tours du compositeur.
Un essai prétentieux de livret présente un argumentaire autoritaire et bâclé en faveur de la programmation des suites Bach et Bartók dos à dos sur le disque actuel, mais vous pouvez l'ignorer et vous concentrer simplement sur le meilleur de ce que Libeer a à offrir. (gramophone)



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Label : harmonia mundi
Parution: 24/01/2020
Codec: Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels: Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 278 kbps
Durée: 01:02:35
Pistes: 22
Fichiers: 28
Total Size : 173 Mo
Inclus : Covers, Booklet

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Spectrogramme

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