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Rémi Gaudillat Sextet - Electric Extension (2020) [FLAC] {dtromp} torrent |
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| Torrent language: |
fr |
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497.76 MB |
| Number of files: |
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| Uploader: |
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| Torrent added: | 2021-04-23 09:43:41 |
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Torrent Description
 Rémi Gaudillat – Trompette, bugle
Musiciens accompagnants :
Fred Roudet – Trompette, bugle
Loïc Bachevillier – Trombone
Laurent Vichard – Clarinettes, claviers
Philippe Gordiani – Guitares
Fabien Rodriguez – Percussions
Invités
Louis Sclavis – Clarinettes
Laurent Fellot– Voix
Quatuor Seigle– Quatuor à cordes
Direction Artistique : Olivier Benoit Réalisation : Adrian Bourget
CD 1 1 Envol 06:56 2 Electric Extension 08:31 3 Du clair au sombre 07:10 4 Miss Sixtine 08:17 5 Brooklyn Bridge 09:28 6 À haute voix 06:34 7 Les illusions magnifiques 09:41 8 Derrière la buée 03:12
CD 2 1 Dans la lune 04:22 2 Voyager de sa chambre 03:42 3 Le griot 02:39 4 Lune triste 03:46 5 Improvisation 02:02 6 Voyage à deux 02:24 7 Rester dans la lune 03:33
Electric Extension, c'est d'abord imaginer un orchestre qui permette de travailler sur des couleurs orchestrales et des associations de timbres originales, tout en proposant une musique puissante, énergique et électrisante. L'improvisation est abordée avec l'urgence du moment et une tension propice à la transe, en prenant le temps de mûrir des mélodies que l'on suit comme des fils qui se laisseraient dérouler naturellement.
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Double album paru en digital le 20 Mars 2020 et le 17 Avril en physique (Z production / Inouïe distribution)
Electric Extension, comme le souhait de partir de l’aventure humaine et musicale du Possible(s) Quartet (2 trompettes, 1 trombone, 1 clarinette basse), de se servir de la richesse de son histoire et lui adjoindre une guitare électrique et un set de percussions (percussions digitales et claviers). Cette extension électrique rend possible alors une écriture et une approche plus proche de grands ensembles que des formations de musique de chambre. Imaginons également que certains instrumentistes puissent utiliser claviers, sons échantillonnés, laptops, ce qui rajoutera encore aux possibilités de cet orchestre.
Extension, comme l’expression d’un mouvement.
Le mouvement musical, d’abord. Celui qui contribue à ce que la musique vive, celui qui donne tout le relief à la phrase écrite, celui qui donne l’impulsion au développement d’une improvisation, à la circulation des idées.
Le mouvement de la danse, ensuite. Orchestique, comme un art de la danse, en rapport avec la musique et la poésie, entre autres. Dimension physique, expression corporelle de la musique.
Et puis, le mouvement, c’est celui des nomades (« qui n’a pas d’habitation fixe »), comme ces musiciens qui se construisent leur propre voyage ou folklore imaginaires, aux frontières de plusieurs musiques, refusant de choisir ou de s’enfermer dans les codes d’une seule esthétique – « qui n’a pas d’esthétique fixe », qui bouge de musique sans cesse, toujours en mouvement…Le mouvement de l’errance, si proche d’une certaine conception de l’improvisation : partir sans savoir où cela va nous mener, faire confiance au cheminement : toujours en mouvement, jamais sur place, dans la quête de quelque chose.
Electric enfin, comme cette tension qui mène à la transe.
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Une séduction immédiate, envoûtante et durable dès le premier thème qui ouvre justement l’album “Envol”. A mesure qu’enfle le volume sonore, on entre dans les terres d’ un jazz électrifié, proche du rock, d’un rock progressif même ( la pochette magnifique évoque ces paysages lunaires, irréels des maquettes de Roger Dean qui illustra les albums de YES). Rien de très surprenant puisque le trompettiste/bugliste leader Rémi Gaudillat s’est interessé à Syd Barret dans I-overdrive trio et sur une commande de Daniel Yvinek s’est attaqué aux chansons de la popstar David Bowie avec Possible(s) quartet.
Ils sont six dont 4 soufflants aux couleurs orchestrales et timbres précieux qui pratiquent un jazz chambré à l’alambic en“improfreesateurs”, rompus à la pratique de l’écriture contrapuntique et à l’improvisation. Le souhait de ce quartet de souffleurs atypique (sans saxophone) (deux trompette/bugle, une clarinette basse et un trombone ) est de sonner comme un orchestre de chambre, non à cordes mais à vent. Une fanfare de chambre poétique... en somme! Une magnifique alliance de souffles croisés qui survolent l’ensemble soutenu par une solide et puissante rythmique de guitares enflammées ( superbe solo sur “electric extension”, titre éponyme de l’album ).
Le jeu du sextet ainsi formé est bluffant, réunissant émotion, intensité et fluidité.Une inaltérable énergie, vite communicative, court sur les 8 titres amplement développés pour nous embarquer dans le voyage intérieur du leader Rémi Gaudillat qui a composé et écrit les arrangements avec chorus, soli foisonnants sans oublier des impros travaillées.
Ça déménage en de furieuses montées dansantes, mais propose aussi un répit tout provisoire quand survient une clarinette basse qui exhale un souffle mystique sur “du clair au sombre” ( encore des couleurs et des nuances comme sur la palette d’un peintre), d’ une force insolite à un chant mélancolique.
S’ils font toujours preuve de la même virtuosité formelle, l’énergie créatrice de cette musique se laisse transformer en une voluptueuse dynamique qui ouvre tout un champ de possibles. Le temps est comme suspendu dans certaines formes vives, ouvertes, avec des ambiances qui évoquent même le chant des baleines, comme si la musique était en connexion avec la nature et l’environnement!
Vers le derniers tiers de l’album, interviennent fort habilement des invités, les clarinettes élégantes et virevoltantes de Louis Sclavis sur “les illusions" magnifiques” et sur le final “derrière la buée” des cordes, celles du quatuor Seigle qui déposent leur plainte, une élégie douce que bercerait la mer qui se retire.
Voilà bien un album magnifique, une musique fervente assez idéale pour ces temps sombres et agités du (dé)confinement!
Sophie CHAMBON
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Rémi Gaudillat Sextet Electric Extension
Rémi Gaudillat (tp), Fred Roudet (tp), Loïc Bachevillier (tb), Laurent Vichard (clar basse et Moog), Philippe Gordiani (g), Fabien Rodriguez (dms, perc). ?Invités : Laurent Fellot (voc), Louis Sclavis (clar), quatuor à cordes Seigle
Label / Distribution : Z Production
Allons à l’essentiel : Electric Extension, album sorti en plein confinement en avril 2020, est une œuvre fantastique que l’on aime écouter et réécouter comme la bande-son d’un grand spectacle ou d’un film qui nous ouvrirait de vastes horizons.
L’auteur, Rémi Gaudillat, le présente comme un voyage imaginaire et intime, où se mêlent les multiples influences qui l’ont nourri pour tracer sa propre route - que ce soient « la liberté du jazz et l’énergie du rock, les rythmes et la danse d’une Afrique fantasmée, le souffle et les grands espaces d’un Nord rêvé » - et l’on peut confirmer qu’il atteint sa cible.
En huit compositions originales, l’album nous embarque en effet du début à la fin et s’avère particulièrement vivifiant, jusqu’au repos conclusif interprété par un quatuor à cordes invité.
Nos deux pièces préférées : « Envol » pour ses motifs rythmiques répétitifs qui amènent un caractère hypnotique et « Miss Sixtine », pour la tension instaurée dès l’incipit.
Les compositions sont foncièrement électrisantes et énergiques, c’est certain, mais le titre Electric Extension voulait désigner au sens littéral l’extension électrique - par l’adjonction des guitares et percussions - apportée à la formation de base de Rémi Gaudillat, un quartet uniquement composé de soufflants, sans saxophone, qu’il a initié depuis 2012.
Ce quartet de soufflants ou « fanfare chambriste » selon les termes de son fondateur, se nomme le Possible(s) Quartet et réunit Rémi Gaudillat et Fred Roudet (trompettes et bugles), Loïc Bachevillier (trombone) et Laurent Vichard (clarinette, claviers), artistes de la scène lyonnaise.
Après leur album hommage à David Bowie que l’on avait vu sur scène lors du Crest Jazz Festival 2019, Rémi Gaudillat a construit sa nouvelle création en sextet, un sextet puissant qui charge les morceaux en tension, par la guitare de Philippe Gordiani et les percussions de Fabien Rodriguez. Cette extension électrique (du Possible(s) Quartet) rend possible une approche comparable à celle des grands ensembles.
En complément de l’album Electric Extension, un second album intitulé Dans la Lune nous offre un conte poétique musical, lu d’une façon presque hypnotique par Laurent Fellot, écrit et composé en direction du jeune public. par Alice Leclercq // Publié le 6 septembre 2020
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