Emmanuelle Bertrand, née le 5 novembre 1973 à Firminy dans la Loire, est une violoncelliste française. Emmanuelle Bertrand a étudié notamment avec Jean Deplace et Philippe Muller, et a reçu le soutien du compositeur Henri Dutilleux. Diplômée des conservatoires supérieurs de Lyon et Paris, elle est lauréate du concours international Rostropovitch, premier prix du concours de musique de chambre du Japon et de l’Académie internationale Maurice-Ravel. Elle enseigne la musique de chambre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Elle est, depuis 2012, la directrice artistique du festival de violoncelle de Beauvais. (wiki) (WebSite)
Pascal Amoyel est un pianiste, compositeur, auteur et comédien français né le 2 janvier 1971 à Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne). À 10 ans, lorsqu’il commence ses études de piano à l’École Normale de Musique — Alfred Cortot de Paris, il est vite remarqué par Gyorgy Cziffra qu’il suit en France et en Hongrie. À 17 ans, après un baccalauréat scientifique, il décide de se consacrer entièrement à la musique. Parallèlement à ses études il se produit en improvisant dans des cabarets de Montmartre. Il obtient une Licence de concert à l’École Normale de Paris (classe de Marc André), les Premiers Prix de Piano et de Musique de chambre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (classe de Jacques Rouvier et Pascal Devoyon), devient Lauréat de la Fondation Menuhin et Lauréat de la Fondation Cziffra, puis remporte le Premier Prix au Concours International des Jeunes Pianistes de Paris. (wiki) (WebSite)
Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel, passés par le répertoire moderne, déjouent tous les pièges du romantisme échevelé et de la surenchère démonstrative pour se mettre le plus simplement du monde à l’écoute d’une œuvre de pleine maturité. […] En laissant s’épanouir les thèmes généreux de l’Allegro initial […] ruisselant sur les harmonies modulantes les plus imprévisibles, comme un torrent vagabond. En épousant le balancement du second mouvement avec une extrême pudeur, avant le recueillement métaphysique de l’Adagio […] En assumant enfin, mais sans histrionisme, le jeu de ce Finale alla saltarella où se redit la filiation pianistique lisztienne de ce virtuose parmi les virtuoses. Que deux jeunes solistes français ouvrent toutes grandes les fenêtres d’un répertoire ainsi revivifié appelle l’enthousiasme. Diapason, 2001
Un récital stimulant - bien pensé, joué intelligemment et magnifiquement enregistré Un programme original mais satisfaisant - la sonate d'Alkan ‚avec sa virtuosité romantique extravagante et ses contours classiques clairs‚ pris en sandwich entre deux groupes de morceaux mélancoliques ‚elliptiques tardifs de Liszt. Et le jeu ‚ainsi que la planification du programme‚ font preuve d'imagination et de réflexion. Un résultat de l'extrême sensibilité de la technologie d'enregistrement moderne est que les musiciens avec un contrôle technique fin peuvent jouer d'une manière intime ‚sans empathie‚ confiants que leurs touches expressives les plus subtiles «diront». Emmanuelle Bertrand ‚qui s'est fait un nom en tant qu'interprète de musique contemporaine‚ apporte une approche audacieuse au répertoire du 19ème siècle ‚choisissant parfois‚ par exemple ‚de jouer extrêmement tranquillement ou sans vibrato. Son sens musical perspicace est égalé par Amoyal; les mesures finales insaisissables du Second Elegy ‚par exemple‚ créent une ambiance magiquement tendre et délicate. La profonde tristesse de la télécabine de La lugubre est parfaitement capturée ‚avec son inconfortable‚ sinistre qualité ‚et le préimpressionniste Adagio de l'Alkan crée un effet puissant‚ aussi ‚avec un violoncelle bas ténébreux assorti à une figuration de piano cristalline. À l'autre extrémité de l'échelle expressive, les mouvements extérieurs de l'Alkan tirent d'Amoyal une virtuosité étonnante, basée sur un travail précis des doigts à grande vitesse. Le son de Bertrand est capable d'équilibrer les passages de piano les plus explosifs sans aucune tension ‚et dans la Finale alla saltarella, la place sur le jeu d'ensemble est extrêmement excitante. En bref ‚c'est un gagnant ! -- Gramophone [2/2002]
Label : Harmonia Mundi Parution: 2001 Codec: Free Lossless Audio Codec (FLAC) Channels: Stereo / 44100 HZ / 16 Bit Bitrate : 459 kbps Durée: 01:05:57 Pistes: 9 Fichiers: 13 Total Size : 226 Mo Inclus : Covers, Booklet, log