RIDICULE
PATRICE LECONTE 1996

TOUS PUBLICS

Origine : France
Réalisation : Patrick Leconte
Genre : Comédie dramatique
Durée 140 minutes
César du meilleur film
César du meilleur réalisateur : Patrice Leconte
César des meilleurs décors : Ivan Maussion
César des meilleurs costumes : Christian Gasc
Lumière du meilleur film
Lumière de la meilleure actrice : Fanny Ardant
Lumière du meilleur acteur : Charles Berling
Lors de la 22e cérémonie des César, le film reçoit quatre César, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur
Il fut également nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
Distribution :
Charles Berling : le baron Grégoire Ponceludon de Malavoy
Jean Rochefort : le marquis de Bellegarde
Fanny Ardant : la comtesse de Blayac
Judith Godrèche : Mathilde de Bellegarde
Bernard Giraudeau : l'abbé de Villecourt
Bruno Zanardi : Paul
Bernard Dhéran : le comte de Montalieri
Albert Delpy : le baron de Guéret
Carlo Brandt : le chevalier de Milletail
Urbain Cancelier : Louis XVI
Jacques Mathou : l'abbé de l'Épée
Jacques Roman : Chevernoy
Maurice Chevit : le notaire
Philippe du Janerand : Monsieur Chérin, le généalogiste
Philippe Magnan : le baron de Malenval
José Fumanal : le colonel de Chevernoy
Lucien Pascal : le comte de Blayac
Marie Pillet : Charlotte, la gouvernante
Laurent Valo : Simon, l'élève sourd
Fabrice Eberhard : le chevalier de Saint-Tronchain
Antonin Lebas-Joly : Léonard
Mirabelle Kirkland : Marie-Antoinette

Grégoire Ponceludon de Malavoy (Charles Berling), jeune aristocrate désargenté et candide,
arrive à la Cour de Louis XVI à Versailles afin d'obtenir les moyens d'assécher les marais de la Dombes,
sources d'épidémies qui déciment les familles de ses paysans.
Il
participe à cette vie où l'honneur et les mots d'esprit (si possible
méchants)
sont le centre d'une effervescence raffinée et décadente.
.
Au cours du film, le baron de Malavoy aura en effet l'occasion de faire de l'esprit avec une vivacité sans égale.
La plupart des gentilshommes de province,
comme lui soucieux de leurs terres, subissent,
à la veille de la Révolution, la lourdeur bureaucratique de l'État français,
mais le baron se fraie un chemin au sein de la Cour bon gré mal gré.
Le marquis de Bellegarde (Jean Rochefort)
finit par lui prêter main-forte, en lui donnant le gîte
et en
l'introduisant à la Cour où Grégoire fait montre d'un talent que
redoutent les courtisans déjà installés.
En conséquence, des intrigues
se nouent entre un favori éphémère du roi, l'abbé de Villecourt (Bernard Giraudeau),
sa maîtresse, Madame de Blayac (Fanny Ardant), Grégoire
et la fille du marquis de Bellegarde, Mathilde (Judith Godrèche).
Grégoire est confronté à de nombreuses intrigues avant de pouvoir
rencontrer le roi en privé,
une rencontre « fortuite » dans les jardins
du château de Versailles étant arrangée par ses protecteurs.
Invité à une démonstration de tir d'un nouveau canon, Grégoire, qui vise une charge d'ingénieur,
propose une amélioration de la pièce. Cela vexe un officier d'artillerie, qui insulte Grégoire.
Pour ne pas perdre la face, Grégoire est obligé de provoquer en duel
l'officier, et le tue.
Mathilde, qui assiste au duel, se jette dans les
bras de Grégoire. C'est le tour de Madame de Blayac de perdre la face :
toute la Cour sait que son jeune amant l'a abandonnée, et se réjouit de
sa déchéance.
Ce faisant, Grégoire échoue dans son projet d'obtenir une
charge, car le roi refuse alors de recevoir
« pour le moment » un homme qui a tué l'un de ses officiers.
Grégoire, invité à une réception où on le fait trébucher
(croc-en-jambe) au cours d'une danse
de manière à le ridiculiser —
rappelons que la peur du ridicule est terrible dans ce milieu —,
quitte
Versailles avec Mathilde après avoir prononcé une diatribe saignante
dans laquelle il dénonce l'absurdité et le « ridicule » du combat de
courtisans,
pouvant faire plonger les humiliés dans la misère la plus
sombre.
En 1794, pendant la période révolutionnaire, le marquis de Bellegarde alors réfugié en Grande-Bretagne,
semble cependant nostalgique de cette période, et le décor final montre
parfaitement son état d'esprit
(un ciel anglais recouvert de nuages, un
paysage mélancolique...).
Toujours fidèle à sa volonté d'assainir les terres de Dombes, le
citoyen Grégoire Ponceludon
obtient du gouvernement révolutionnaire, en
sa récente qualité d'ingénieur hydrigraoge du Génie civil,
de réaliser cette importante entreprise aux côtés de Mathilde, devenue son épouse entre-temps.



Les auteurs ont sans doute tiré le nom du personnage interprété par Charles Berling, « Ponceludon de Malavoy », d'une personnalité du monde des lettres champenois, Aubin Louis Hédouin de Malavois, né en 1783 à Épernay, mort à Reims en 1866. Il tirait son surnom « Pons-Ludon » du nom d'une propriété qu'il avait entre Reims et Cormontreuil. C'est un certain Comte Pierre-Emmanuel Luneau qui reprit la propriété de M. Hédouin. Pour l'anecdote, la demeure, toujours
existante, est située sur l'un des anciens marais asséché au XVIIIe siècle.
Les scènes d'extérieur de la résidence du marquis de Bellegarde ont été tournées au château de Villiers-le-Bâcle, propriété de l'humoriste Yves Lecoq.
Les acteurs Albert Delpy et Marie Pillet sont conjoints à l'époque du film.
On notera la présence d'un personnage historique assez intéressant vis-à-vis des thèmes du langage, de l’expression et de la compréhension au travers de Paul, l'élève sourd du marquis de Bellegarde, qui est envoyé auprès de l'abbé Charles-Michel de L'Épée. L'abbé de L'Épée fut un des premiers à s’intéresser à la question de l'enseignement public pour les sourds, en ménageant une place primordiale à la langue des signes comme langue d'instruction.
La fille du marquis de Bellegarde, incarnée par Judith Godrèche, personnage typique du Siècle des Lumières, férue de sciences et de techniques, s'est embarquée dans la création d'un scaphandre primitif (elle manque de se noyer en le testant dans un puits), alimenté par une pompe à soufflets, dénommé « machine hydrostatergatique ». Ce détail est historiquement correct, le modèle réel étant le scaphandre de Fréminet (1774)

Qualité : DVD-R 9 ISO Audio AC3 DOLBY 5.1 Stéréo Format 2.35 16/9 compatible 4/3
?MPEG Video AC-3 720x576 Audio 48,0 KHz
Langue : Français
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants
Durée 140 minutes

Découpage : Aucun
Taille du fichier : 4,45 Go
Nom de la release : Ridicule
