Bright Green Field


Album : Bright Green Field
Artiste : Squid
Label : Warp
Codebare : 801061031435
Date Sortie : 07/05/2021
Nombres de pistes : 11
Plus d'infos :
https://open.spotify.com/album/4z44Wir05QzQYSCs0KwsKX
https://www.deezer.com/album/227640342
https://itunes.apple.com/gb/album/id1544474458
Squid est de retour et l'attente a été longue depuis septembre 2019 et l'excellent EP Town
Centre. Mais plus c'est long, plus c'est bon, et les retrouvailles sont festives et particulièrement
surprenantes. Le quintet intello cool de Brighton nous offre enfin Bright Green Field, premier album
étonnamment riche en influences et se voulant sans cadre ni contraintes.
Squid est constitué pour rappel du batteur chanteur Ollie Judge accompagné par Louis Borlase, Arthur
Leadbetter, Laurie Nankivell et Anton Pearson. Réunis sur les bancs de la fac, les cinq amis sont
protéiformes s'agissant de leur pratique musicale et formés pour la majorité au classique et à
l'éclectisme par des parents eux-mêmes musiciens.
Nous ne pouvions donc pas attendre autre chose que de l'inventivité et de l'audace donnant ainsi un
disque que l'on peut qualifier sans hésitation d'expérimental tant il s'éloigne de ce qui trône en
ce moment dans les charts british.
Pour débuter, le disque propose pas moins de quatre titres fleuves de huit minutes chacun, ce qui de
nos jours est plutôt rare parmi la jeune scène rock. Nous régalant plutôt de morceaux courts, concis
et envoyant sans préliminaires la sauce en mode post-punk débraillé, Squid vient encore nous déloger
malicieusement de notre zone de confort.
C'est ainsi qu'un titre comme Narrator se transforme petit à petit en odyssée cosmique appuyée par
les cris fiévreux et hystériques de Martha Skye Murphy, aussi captivants qu'angoissants. Documentary
Filmmaker voit déclamer sur fond de cuivres quelques languissements désœuvrés pour enchainer sur
2010 qui tout en contre rythme, sème le trouble dans nos esprit avec ses échos entêtants.
Des morceaux plus classiques sont évidemment présents mais ne vous y laissez pas prendre, vous y
trouverez toujours la rythmique toute décalée ou les samples futuristes qui font sortir fissa les
titres des sentiers battus. Boy Racers en est le meilleur exemple, et son déraillement final est
réellement inattendu.
Paddling, Peel St. et Pamphlet recadrent un peu le tout au son d'un rock plus punk, plus instinctif
mais toujours mis en valeur par des arrangements ou des distorsions de voix qui tendent vers
l'expérimental. Si vous ne prenez votre plaisir qu'au son de la sacro-sainte trinité
guitare-basse-batterie dans un format de deux minutes et quarante-deux secondes, passez votre chemin
ou vous risqueriez de vous laisser entrainer dans un univers trop borderline, emporté par les
nombreux tentacules de Squid (amis bilingues, notez la tentative de calembour).
Touches de cuivres jazzy par-ci, longues tirades flirtant avec le progressif par-là, le rock
multi-facettes et intemporel du groupe est assez fascinant, si tant est que l'on se donne le temps
et la concentration pour s'y plonger. Il est indéniable que la première approche peut paraitre
délicate et c'est en faisant appel à sa curiosité que l'on se laissera guider au travers de ce
voyage.
Bright Green Field, titre qui évoque des paysages de plaines pastorales propre à l'imaginaire
anglais, est donc plus que trompeur. Nous nous aventurons ici sur un terrain tortueux, avec des
virages serrés. Le choix de livrer des morceaux complexes est une carte que le groupe a décidé de
jouer, tel un atout sorti de sa manche au poker. Mais ici pas de bluff, c'est authentique, atypique
et ça change pour notre plus grand bien.

1 - Resolution Square (0:40)
2 - G.S.K. (3:11)
3 - Narrator (8:29)
4 - Boy Racers (7:34)
5 - Paddling (6:16)
6 - Documentary Filmmaker (4:56)
7 - 2010 (4:28)
8 - The Flyover (1:11)
9 - Peel St. (4:52)
10 - Global Groove (5:06)
11 - Pamphlets (8:04)
Format : Digital Media
Codec audio : MP3
Débit Audio : 320 kb/s
Type bitrate : CBR
Nombre de fichier(s) : 12
Poids Total : 220 MB