Rory Gallagher - Blueprint 1973 (flac HD 24b 96kHz)
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TITRES
1. Rory Gallagher - Walk On Hot Coals [07:01]
2. Rory Gallagher - Daughter Of The Everglades [06:11]
3. Rory Gallagher - Bankers Blues [04:45]
4. Rory Gallagher - Hands Off [04:33]
5. Rory Gallagher - Race The Breeze [06:55]
6. Rory Gallagher - Seventh Son Of A Seventh Son [08:27]
7. Rory Gallagher - Unmilitary Two-Step [02:50]
8. Rory Gallagher - If I Had A Reason [04:30]
9. Rory Gallagher - Stompin' Ground [03:30]
10. Rory Gallagher - Treat Her Right [03:59]
Playing Time.........: 52:46
- Rory Gallagher (chant, guitare, harmonica)
- Gerry Mcavoy (basse)
- Rod De'ath (batterie)
- Lou Martin (claviers)
Après le doublé « Rory Gallagher »/« Deuce » en 1971, suivi l'année suivante d'une tournée en Europe, le guitariste de Cork réalise quelques changements au sein de son équipe. Wilgar CAMPBELL se voit remplacé par Rod DE'ATH, batteur du groupe de blues-rock KILLING FLOOR. Mais c'est surtout l'arrivée du claviériste Lou MARTIN qui va apporter pendant plusieurs années une couleur nouvelle à la musique de GALLAGHER . La formation, devenue quartet, sort donc en 1973 son premier album intitulé « Blueprint ».
Fidèle à lui-même, et en grand représentant du blues-rock, GALLAGHER décoche les riffs ravageurs dès l'ouverture majestueuse qu'est « Walk On Hot Coals ». Ce morceau, devenu un classique du répertoire, présente la quintessence du style de l'Irlandais, cette puissance libératrice qui lui est propre. De plus, les claviers de Lou MARTIN fournissent un soutien fédérateur à cette composition dont l'interprétation brillera de mille feux en 1974, lors du fameux « Irish Tour ». Dans un style plus rock'n'roll, « Hands Off » nous entraîne dans une excitante danse avec son piano boogie à la Jerry Lee LEWIS et sa rythmique de guitare bluesy pénétrante.
Il est vrai que l'on connaît maintenant le goût prononcé qu'a le guitariste pour l'exploration de divers univers musicaux. D'ailleurs, avec « Blueprint » l'adjectif « éclectique » semble lui seoir plus que jamais. On citera « Banker's Blues », une reprise du maître du blues acoustique Big Bill BROONZY. Mais aussi le guilleret « Unmilitary Two-Step » qui est un instrumental acoustique rappelant un peu les grands guitaristes Bert JANSCH et John RENBOURN. Preuve est encore faite que Rory maîtrise le jeu en picking ! Après « In You Town » sur le précédent opus, c'est « Race the Breeze » qui met à l'honneur la slide guitare. Une composition plutôt endiablée ayant son lot de fulgurantes improvisations et à laquelle la participation de Lou Martin fait fort bonne impression.
« Blueprint » promet une fois de plus quelques émotions fortes et la présence d'un clavier enrichi clairement les compositions du guitariste. Cependant, il semble manquer quelque chose à cet opus, une force qui soutient l’œuvre. Seulement 8 titres composent l'album. De plus, on note un nombre de ballades considérables ! On ne trouve ni la profondeur de « Deuce », ni la puissance de « Tattoo » qui sortira quelques mois plus tard. Ainsi, on peine à accrocher au refrain du mid-tempo « Daughter of the Everglades », de même que la rythmique du très long « The Seventh son of a seventh son » ne fait point mouche. La ballade honky tonk, « If I had a Reason », achève de nous plonger dans la torpeur.
Cette nouvelle formation prouve avec « Blueprint » qu'elle en à sous le pied en nous livrant des morceaux tout à fait convaincants et qui ne manqueront pas d’enflammer la scène. Mais force est de constater qu'une fois l'écoute de l'album achevée, l'auditeur risque de rencontrer un sentiment d'inachevé. Il n'est pas utile de s'étendre davantage, tout cela tient tout de même bien la route ! Quoi qu'il en soit il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que la gouaille de la bande de Rory (re)fasse surface, puisque cette même année sort l'exceptionnel « Tattoo » ! Par Teemo |
Après la fin de son groupe Taste (deux albums studio, un live, et puis au-revoir) en 1970, Rory Gallagher se lance en solo. Un premier album (éponyme, parfois renommé Laundromat du nom d'une de ses chansons) excellent, un deuxième (Deuce) tout aussi excellent, et un Live ! In Europe (1972) anthologique mais trop court (il n'est que simple) pour confirmer. L'Irlandais à la voix un peu rauque et au style magistral s'impose lentement mais sûrement. Des guitaristes tels que The Edge ou Johnny Marr (des Smiths) s'avouent fans et influencés par son style. Selon la légende, c'est en écoutant le live de 1972 que je viens de citer que U2 s'est formé, avec l'envie de faire aussi bien, si ce n'est mieux (dans ce cas, pari raté, car on ne peut pas dire de U2 qu'il a surfé dans la même catégorie que Rory, U2, c'est certes très bien la plupart du temps, mais c'est pas du blues). En 1972, après cette tournée européenne qui a très bien marché, Gallagher entre en studio pour coucher sur bande les bases d'un nouvel album, qui sortira en début 1973 sous une pochette comptant parmi ses plus criardes (si ce n'est la plus criarde), rose et bleu.

L'album s'appelle Blueprint, il ne fait pas partie des plus mythiques de Rory (disons, comparé au suivant, Tattoo, enregistré et sorti en 1973, à Calling Card de 1976 et aux deux lives, de 1972 et de 1974 - Irish Tour '74, double). Constitué de 8 titres dont 4 sont non seulement assez longs mais surtout totalement incroyables, Blueprint dure 44 (quasiment 45 en fait) minutes et s'il n'est pas le plus connu des albums de Rory, il est certainement un de ses meilleurs. Pas son sommet total et intégral, pour moi ça reste Tattoo, mais on s'en rapproche. Rien que les deux premiers titres, Walk On Hot Coals (une version live dantesque sur Irish Tour '74, seul morceau de l'album à être sur le double live) et Daughter Of The Everglades, deux titres de respectivement 7 et 6 minutes qui envoient bien le bois en ouverture. De même, les deux premiers titres de la face B, Race The Breeze (presque 7 minutes) et Seventh Son Of A Seventh Son (8,25 minutes), sont de pures tueries. 28 minutes d'intensité blues-rock sur les 44 minutes de l'album. Et le gros quart d'heure qui reste, ces fins de faces ? Sincèrement, c'est du très bon, pas aussi bandant et immense que le reste, mais Hands Off envoie sévère et donne envie de retourner illico le disque noir, If I Had A Reason est excellente, Banker's Blues est sympathique comme tout...

Entouré de ses musiciens habituels (le batteur Rod De'Ath, le bassiste Gerry McAvoy, le claviériste Lou Martin ; lui joue de l'harmonica en plus du chant et de la guitare), Rory Gallagher, qui a produit lui-même le bouzin qu'il a enregistré à Londres, nous offre donc ici un album de haute qualité, un de ses plus appréciables à l'écoute, et quand on sait que l'ensemble de la discographie (solo + Taste) de Gallagher est remarquable, on se dit que Blueprint mérite vraiment, mais alors vraiment l'écoute. Ne vous fiez donc pas à sa pochette assez moche, cet album est une tuerie de blues-rock. A noter que tous les albums de Gallagher viennent d'être réédités en vinyle (y compris les lives et les disques posthumes), pour ceux que ça intéresserait, et j'espère qu'ils seront nombreux !... par ClashDoherty
flac 24b 96kHz
covers
1,10 Go
uploadé par duckjibe