Brahms & Schumann | Joseph Moog
2021



Joseph Moog est né dans une famille de musiciens professionnels. Dès l'âge de quatre ans il commence l'étude du piano, puis entre très jeune à la Musikhochschule de Karlsruhe. Il poursuit ses études chez le Prof. Bernd Glemser à la Musikhochschule de Würzburg et ensuite chez le Prof. Arie Vardi à la Musikhochschule de Hanovre.
Le parcours de Joseph Moog s'est enrichi de nombreux prix: Gramophone Classical Music Awards 2015 (Artist of the Year), International Classical Music Awards (ICMA) 2012 et 2014, prix des directions de concerts Allemand, 3 Supersonic Awards, les prix d'encouragement Rheinland-Pfalz et du Festival de Schleswig-Holstein, Pianist's Choice, le prix Groupe Edmond de Rothschild des Sommets Musicaux de Gstaad, et enfin le Rhein-Mosel Musikpreis. Il est nominé aux Grammy Awards 2016 (catégorie: Best Classical Instrumental Solo).
La discographie abondante de Joseph Moog est encensée par les critiques et la presse internationale. Il reçoit pour cela de nombreux prix. Son huitième CD à paru en juin 2014 avec la grande sonate de Tchaikowsky couplée avec celle de Xaver Scharwenka. Depuis 2015 les concertos de Grieg et Moszkowski enregistrés avec la philarmonie de la radio allemande sous la direction de Nicholas Milton sont disponible sous le label Onyx Classics....(WebSite)
Les Caprices de Paganini ont exercé une attraction envoûtante pour les compositeurs depuis leur publication en 1820 (ils ont été composés entre 1802 et 1817). Liszt, Chopin, Berlioz, Rachmaninov pour n'en citer que quelques-uns. Les deux séries d'Études de Schumann étaient le résultat d'entendre Paganini jouer à Francfort en avril 1830. Ces premières compositions sont relativement rares en exécution – elles ont été composées en même temps que les Variations Abegg Op.1, Papillons Op.2, Davidsbündlertänze Op. 6, la Toccata Op.7 et le célèbre Carnaval Op.9. Depuis ces premières œuvres jusqu'à ses derniers jours à l'asile d'Endenich où il compose un accompagnement au piano du 24e Caprice, Paganini continue d'exercer sa magie sur Schumann.
Brahms, également fasciné par Paganini, a composé ses Variations sur un thème de Paganini pour le grand pianiste virtuose Karl Tausig. Brahms prend le 24e Caprice et fait de ses « Études pour pianoforte : Variations sur un thème de Paganini » un tour de force. 'Hexenvariationen' comme les appelait Clara Schumann. Tausig les aimait, écrivant à Brahms « J'ai passé un sacré moment avec eux… tout le monde les considère injouables ». (onyxclassics)
Francfort, dimanche de Pâques, 1830. En ce jour Saint, le virtuose du violon Niccolò Paganini donne en récital ses 24 Caprices, Op. 1 devant un public conquis : “Il faut voir comme il a brillamment et ineffablement capturé l’audience dans ses filets, qui s’est mise à se balancer d’avant en arrière”, écrira l’un des spectateurs présents ce jour-là. Cet homme, c’est Robert Schumann.
Lui-même ensorcelé par le génie de Paganini, il s’attelle à une retranscription littérale pour piano des Caprices Nos. 5, 9, 11, 13, 16 et 19 publiée pour la première fois en 1832 sous le vocable de 6 Etudes sur des Caprices de Paganini, Op. 3. Suivront en 1832 les 6 Etudes de concert, cette fois à partir des Caprices Nos. 12, 6, 10, 4, 2 et 3. A la différence du premier cycle de 1830, les Etudes de concert, Op. 10 sont une adaptation plus libre, traduisant une prise d’aisance de Schumann avec le langage musical du violoniste.
Ami proche du couple que Robert formait avec Clara Schumann, Johannes Brahms écrivit trente ans plus tard, en 1862, ses vingt-huit Variations sur un Thème de Paganini, reposant sur le vingt-quatrième Caprice. Clara surnomma ces deux cahiers “Variations de la sorcière”, tant leur exécution se révéla périlleuse.
Il fallait la virtuosité technique de Joseph Moog pour venir à bout de la complexité de ces relectures de l'œuvre de Paganini. La prise de son restituant l’acoustique d’une salle de concert prolonge l’expérience d’écoute, et nous fait toucher du doigt le sentiment de fascination qui peut étreindre l’auditeur devant les interprètes d’hier et d’aujourd’hui qui ont su, tel Moog, interpréter admirablement ces pages d’une grande difficulté. © Pierre Lamy/Qobuz



Label : Onyx Classics
Parution: 26/11/2021
Codec: Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels: Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 412 kbps
Durée : 01:07:22
Pistes: 14
Fichiers: 16
Total Size : 202 Mo
Inclus : Cover, Booklet
Spectrogramme
------------------------------------------------------