Dans une vie de mélomane, quand on voit disparaître ses idoles d’adolescence (Arrau, Lupu…) ou ses maîtres à penser (Moravec), on se dit qu’un temps révolu ne reviendra jamais. S’agissant du piano, notre époque nous permet de vivre la miraculeuse fausseté de cette présomption. À tout le moins, les nouveautés de Pavel Kolesnikov et Benjamin Grosvenor sont attendues, comme celles de Radu Lupu ou de Claudio Arrau jadis. Et à la question « Mais que Grosvenor va-t-il pouvoir faire de plus dans Kreisleriana ou les Intermezzi op. 117 ? », le pianiste anglais apporte des réponses qui donnent des frissons d’émotions et tirent des larmes. Le maître-mot est : « son ». La production sonore (Arrau, mais avec une autre énergie) et le sens de la conduite du son, qui fait fi de la complexité des tumultes schumanniens et s’enrichit encore dans les échappées oniriques brahmsiennes, défient le sens commun. Ce CD, complété par la 2e Romance op. 28, Blumenstück, Abendlied, l’Andantino de la 3e Sonate de Schumann, les Variations op. 20 de Clara, est un chef-d’oeuvre. (ledevoir)
Label : Decca Music Group Parution: 17/03/2023 Codec: Free Lossless Audio Codec (FLAC) Channels: Stereo / 192000 HZ / 24 Bit Bitrate : 4244 kbps Durée: 01:25:43 Pistes: 27 Fichiers: 28 Total Size : 2.57 Go Inclus : Cover