Jean Paul Gasparian démarre l'année 2018 en remplaçant à la dernière minute le célèbre pianiste Christian Zacharias dans le 24e concerto de Mozart en Allemagne sous la direction du grand chef autrichien Léopold Hager. Cette année est également marquée par la sortie de son premier CD en février pour le label Évidence Classics, consacré à la musique russe (Rachmaninoff, Scriabine, Prokofiev), qui est unanimement salué par la presse (5 diapasons, 5 étoiles Classica). Parmi ses concerts, citons une tournée avec l'Orchestre de Chambre de Toulouse, des récitals au Printemps des Arts de Monte Carlo, à l'Opéra de Toulon, au festival de l'Épau, puis aux Jacobins de Toulouse en septembre, une réinvitation au Festival Radio-France de Montpellier ainsi qu'aux Pays-Bas, au Royal Albert Hall de Londres, en Allemagne, Serbie, Espagne et Colombie. En 2019, Jean-Paul sera l'invité en récital de la saison Piano à Lyon, de la Tonhalle de Zürich, ou encore du Musée d'Orsay à Paris, ainsi que de plusieurs cycles de concerts à Hannovre et Berlin. Jean-Paul Gasparian est le vainqueur du prestigieux Concours Européen de Brême (Allemagne) en 2014, mais également lauréat des concours Internationaux José Iturbi (Espagne) en 2015, GPIPL de Lyon (France), Tel-Haï (Israël) et Hastings (Angleterre) en 2013, et demi-finaliste au concours Géza Anda en 2015. Il remporte le prix de l'Académie de Salzbourg en 2010, de la Fondation Cziffra en 2014 et devient, en septembre 2016, lauréat de la Fondation l'Or du Rhin. Par ailleurs le 1er Prix de Philosophie au Concours Général des Lycéens de France lui est attribué en 2013. (WebSite)
Univers Debussy Les trois plans sonores de Voiles sont l’un des secrets les mieux gardés du piano de Debussy. Jean-Paul Gasparian y infuse comme un gamelan, la diversité de la touche, les petites notes dorées de l’aigu, la transparence du tout font entrer de l’air dans cette marine immobile. Ce seront des écheveaux d’écume que Le vent dans la plaine envole, et d’assez incroyables volutes d’encens mélodiques qui suivront pour les deux autres Préludes. Toujours cette clarté qui ne dissimule rien, pas même la tentation du silence (Des pas sur la neige), voire expose la fureur absolue, la virtuosité spectaculaire qui tonne un cataclysme : Ce qu’a vu le vent d’Ouest est au moins un cyclone. Délicieuse Sérénade interrompue, un peu ravélienne dans son Espagne (c’est bien vu), Cathédrale engloutie saisissante par son ampleur, Puck goguenard, Minstrels de café-concert, décidément l’univers Debussy n’a pas de secret pour le jeune homme, ce que soulignent encore des Estampes caressées, chacune dans son mystère, le pianiste y raffine les teintes comme un parfumeur assemblant les fragrances. En coda une merveille, le Léger et fantasque de Rondes de printemps où le père du pianiste a enfermé dans son instrument les plus subtils des sortilèges de la dernière des Images pour orchestre, transparences, clarté, élégance jusque dans l’exultation, avec comme le souvenir d’un certain faune qui vient s’y lover. Admirable disque d’un pianiste qui s’avoue debussyste et nous doit une suite dans cet univers. (artalinna)