
Artist:CARDIACS
Album: CARDIACS DISCOGRAPHY
Genre: Psychedelic Rock, Art Rock, Prog Rock, Punk Rock
Source: WEB
Year: 2023
Cardiacs - A Little Man and a House and the Whole World Window
Cardiacs - All That Glitters Is A Maresnest (Live)
Cardiacs - Archive
Cardiacs - Cardiacs Live
Cardiacs - Greatest Hits
Cardiacs - Guns
Cardiacs - Heaven Born And Ever Bright
Cardiacs - On Land and in the Sea
Cardiacs - Rude Bootleg (Live)
Cardiacs - Sing To God
Cardiacs - Songs For Ships And Irons
Cardiacs - The Seaside
Cardiacs - The Special Garage Concerts (Live)
FILE FORMAT:FLAC. 16bits 44.1khz
QUALITY: LOSSLESS
DURATION:12:54:18
TAILLE :5.04 GB
TRACKS : 187

Selon la revue musicale Organ, « une seule chanson des Cardiacs peut contenir les idées suffisantes à la carrière entière de la plupart des autres groupes »
Cardiacs est un de ces obscures projets ayant vu le jour (initialement sous le nom de Cardiac Arrest) dans tout le joyeux bordel créatif indépendant des années 70 après la mort du punk. Un de plus. Ultra prolifique dès le début de sa carrière, le groupe pratique une musique atypique, psychédélique et déstructurée à l’image du mouvement Rock In Opposition, en utilisant l’énergie du punk, le côté désabusé et absurde du post-punk et les libertés de la musique progressive.
Enchainant les sorties dans les années 80, la formation affine petit à petit son style et sa personnalité, et sort l’un de ses albums phares en 1988, A Little Man and a House and the Whole World Window, sur lequel la faculté de création de Cardiacs atteint déjà un niveau très élevé, en proposant des titres à mi-chemin entre l’opéra rock flamboyant et vicelard, et la beauté de popsongs savamment maîtrisée. Dès lors s’enchaînent les albums inspirés et originaux, On Land and in the Sea (1989), Heaven Born and Ever Bright(1991) , jusqu’à ce que le groupe prennent le temps, 4 ans, du jamais vu les concernant, de composer leur album le plus ambitieux, Sing To God, double disque grandiose et marquant définitivement les contours de l’individualité Cardiacs. Dès lors, le groupe ne sortira plus rien de réellement spectaculaire mais restera avec ses quelques albums considérés comme des chefs d’œuvres l’un des fers de lance de la musique déstructurée et baroque, à l’instar des John Zorn, Patton et autres fous furieux adeptes de l’exploration de la folie à travers le rock’n’roll.
Notons que le très charismatique Tim smith, leader des Cardiacs a également officié en solo et avec quelques autres membres du groupe dans un projet plus pop mais assez proche, nommé The Sea Nymphs. Officiellement, Cardiacs existe toujours mais ne donne plus signe de vie et devient avec le temps un mythe des musiques progressives.
Cardiacs. Et pas The Cardiacs, s’il-vous-plaît, faute rédhibitoire qui suffit à désintégrer celui qui se prétendrait amateur de ce groupe anglais. Rassurez-vous, il y en a assez peu, de ce côté-ci du Channel. Vous me direz, je peux crâner, mais j’ai quand même été capable de découvrir ces fameux Cardiacs, pour la première fois, le jour de la mort de Tim. Oui, c’est le 21 juillet 2020 qu’un infarctus a fait cesser pour l’éternité le combat que Tim Smith, créateur, leader, chanteur, guitariste, compositeur, génie musical de Cardiacs, menait depuis la fin du mois de juin 2008, depuis qu’en sortant d’un concert de My Bloody Valentine, il avait été frappé d’un accident vasculaire cérébral, puis d’un second, qui l’avait laissé redoutablement handicapé. Donc, Cardiacs a existé de 1977 à juin 2008. Mais ils ont créé une culture, quelque chose qui faisait que, lorsqu’on était fan de Cardiacs, on se sentait différents des autres amateurs de musique. Le groupe s’est d’abord appelé Cardiac Arrest et, autour des inamovibles frères Smith, connaît un certain nombre de configurations différentes, tout en jouant une musique fortement influencée par le punk, époque oblige. Mais c’est en 1984 que le groupe publie son 1er album, The Seaside (Tim Smith, guitare et chant, Jim Smith, basse et chant, William D. Drake, claviers et chant, Sarah Smith, saxophone et chant, Tim Quy, percussions et basse et Dominic Luckman, batterie). La musique emprunte au punk, au ska, mais également à la musique « progressive », laquelle est, pour les jeunes gens modernes bardés d’épingles à nourrice, une horreur absolue ! L’un des nombreux paradoxes de Cardiacs, dont la musique est proprement inclassable.
CardiacsCependant, c’est en 1995 que Cardiacs, réduit à un quatuor, (Jim et Tim Smith, John Poole, guitare, claviers, chant, Bob Leith, batterie) publie son œuvre la plus aboutie, l’indispensable double album « Sing To God ». Ils nous ont légué en tout 9 albums studio, 15 singles , 4 albums en public, sans compter les projets parallèles de Tim, The Sea Nymphs et The Spratley Japs, et les deux indispensables vidéos, « Some fairytales from the rotten shed », et « All that glitters is a maresnest » (concert de 1990). Sur Spotify, par exemple, vous ne trouverez aucune chanson interprétée par Cardiacs. C’est sur YouTube que vous pourriez aller à la rencontre de Tim Smith et des siens, en écoutant, pour commencer, ces 8 chansons, très représentatives de tout ce qu’a pu représenter Cardiacs :
“The Everso Closely Guarded Line”
“Nurses Whispering Verses”
“Stoneage Dinosaurs”
“Signs”
“Foundling”
“Dog-Like Sparky”
“Is This The Life”
“Dirty Boy”
Pour cette 8ème chanson, l’une des plus extraordinaires jamais enregistrées, vous pourriez utilement aller lire la chronique que je lui ai consacrée dans mon épatant blog :
Toi qui va maintenant découvrir Cardiacs, je t’ envie, car tu ne pourras qu’adorer, ou détester. Et si tu adores, alors jeune Padawan, ce sera un monde nouveau qui s’ouvrira pour toi !
TOUJOURS COPIÉ JAMAIS ÉGALÉ
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