Ça va ça vient

origine : France
année : 1972
genre : document
durée : 1h42
réalisation : Pierre Barouh
avec : Areski Belkacem, Elie Garguir, Jérôme Savary avec son grand Magic Circus et ses animaux tristes, Coyotte, Philippe Montaigu, Lucien Le Camelot et les gens de Paris…

"Juin 1970. Trois semaines de tournage: Ça va ça vient. Mon premier long métrage et deuxième expérience au titre de réalisateur. La première (1969): Saravah, un hold up tourné au Brésil en trois jours. Areski et Elie, deux amis d’enfance (un Arabe et un Juif) voisins de banlieue, travaillent sur un chantier près de Belleville et participent ainsi à ce qui les a chassés de la ville. Confrontés à une grève sauvage des transports, la vertu des impondérables les projette vers une échappée avec la troupe du « Magic circus et de ses animaux tristes » de Jérôme Savary. Important de préciser que (si l’on exclue ma furtive présence) tous les participants vivaient ainsi leur première expérience cinématographique. Il me faut saluer les ouvriers du chantier, les forains du marché de la Place des fêtes et leurs témoins qui tous ont spontanément intégré la fiction proposée." --Pierre Barouh

Et voilà que le film, au lieu de se boucler, s’ouvre au maximum. Tout est suspendu. Tout est possible. Rien ne finit, Ça va, ça vient. La vive séduction du film de Barouh tient à cette liberté d’allure, plus que décontractée : dénouée. Totale absence de prétention, de condescendance populiste, d’ouvriérisme pittoresque. Mais une espèce de candeur souriante qui n’empêche pas l’acuité de l’observation ni la rapidité avec laquelle le regard enregistre les notations fugaces, accumule les touches impressionnistes. Dieu sait si je me méfie de la gentillesse. Mais si l’on donne à la gentillesse une vigueur qu’elle ignore le plus souvent, une force rayonnante, si elle devient synonyme de générosité active, si elle ne se contente pas d’observer et de noter avec sympathie (ce qui est déjà beaucoup) mais va chercher les gens, les accompagne chez eux, à leur boulot, prend la peine non seulement de les regarder vivre mais de vivre avec eux, alors Ça va ça vient déborde de gentillesse.

BONUS
Retour en juin 2O11 sur les lieux du tournage avec Michel Cantal-Dupart (architecte et urbaniste) et Benjamin Rassat (réalisateur)

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qualité : DVDrip
langue : français
sous-titres : aucun
format : mkv
taille image : 720*480
codec vidéo : x265 à 2389 kbps
codec audio : AC3 stéréo à 192 kbps
taille du fichier : 1,85 Go
monQ met en ligne Barouh et pas que