Andy Timmons - Electric Truth 2022
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TITRES
01. Andy Timmons - E.W.F. [1 648 kb/s] [66.3 MiB] [05:37]
02. Andy Timmons - Apocryphal [1 738 kb/s] [34.7 MiB] [02:47]
03. Andy Timmons Feat. Josh Smith - Johnnie T. [1 695 kb/s] [55.4 MiB] [04:34]
04. Andy Timmons - When Words Fail... [1 609 kb/s] [59.4 MiB] [05:09]
05. Andy Timmons Feat. Corry Pertile - Say What Yo… [1 685 kb/s] [43.0 MiB] [03:34]
06. Andy Timmons - Grace [1 503 kb/s] [54.4 MiB] [05:03]
07. Andy Timmons - Shuggie [1 587 kb/s] [78.6 MiB] [06:55]
08. Andy Timmons - One Last Time [1 496 kb/s] [37.5 MiB] [03:30]
09. Andy Timmons Feat. Corry Pertile - Take Me Wit… [1 605 kb/s] [70.2 MiB] [06:07]
Playing Time.......................: 43:16
Ses premiers albums(les "Ear X-Tacy") ne rencontrent qu’un succès d’estime. N’étant pas une star, ils ne sortent d’ailleurs qu’au Japon. Il arrive néanmoins à multiplier les sessions diverses et variées (Olivia NEWTON-JOHN/Paula ABDUL/Kip WINGER etc.) pour ne pas disparaitre totalement.
Mais il s’acharne l’ami et la ténacité ça paye ! Aujourd’hui reconnu comme un grand guitariste (pas juste Shred mais un virtuose avec un touché délicat !). Andy bénéficie d’une exposition comme jamais auparavant. On ne compte plus le nombre de vidéos YouTube qui prennent en modèle son son pour le présenter comme magnifique (pas faux non plus !). En gros ces dernières années Andy est devenu Vrp de plusieurs marques de matériel musical (faut bien gagner des sous) et s’est redécouvert un amour pour les musiques des BEATLES, QUEEN et autres groupes anglais portés sur les mélodies.
Il a grandi Andy et même si les influences Satch, VAN HALEN sont toujours là, une patine plus mélodique, plus sensible se fait jour. On sort les guitares anciennes, en plus des Ibanez, et on donne un côté bien plus mélodieux et bien moins Hard à l’ensemble. Personnellement quand Satriani a sorti son éponyme où il s’essayait à un côté plus dépouillé je n’ai pas accroché malgré le groove du backing band (Manu Katché et Nathan East). L’identité de Satriani ne s’accordait pas, selon moi, à l’époque pas avec ce dépouillement.
À l’inverse Andy se bonifie clairement avec le temps et du coup trouve sa vraie identité ; assez commun quand il jouait Shred/Metal, le côté dépouillé lui va désormais à ravir et le fait sortir du lot (ou du moins exister réellement : couvertures media conséquentes à l’appui).
Le disque est co-produit par Josh Smith (qu’on retrouve sur "Johnnie T." pour une série de joutes guitaristiques savoureuses bien qu’assez courtes sur fond de Fusion/Blues moderne). Centré autour d’un accompagnement articulé sur le groove (on a entre autre le fils de Larry Carlton à la basse : Travis Carlton). cet album n’a qu’un lointain rapport avec les disques Shred/Metal Instrumental qui inondent le marché. Le Funk s’invite dès le premier titre : bon groove et un côté "EARTH WIND AND FIRE" (j’invente rien, y a qu’à voir le titre). Évidemment sur ce tapis rythmique Andy peut s’exprimer en solo et il fait preuve d’entrée de jeu d’une grande sensibilité. Le gain de l’ampli, est clairement baissé et quand bien même il joue des plans rapides ils restent compréhensibles.
En parlant de groove, on a aussi "Shuggie", avec les breaks qui font furieusement penser à Maceo PARKER (plus précisément son morceau "Elephant’s Foot"), le tout rehaussé d’une évocation subtile de Larry MITCHELL (le morceau "Political Rain"). Le Blues se fait jour avec "Say What You Want" : certes très beau solo mais là on est sur une chanson une vraie où la rythmique, est également importante et où le chant de Corry Pertile fait des merveilles. Chanteur qu’on retrouve d’ailleurs, sur le dernier titre "Take Me With You" aux intonations Paul Rodgers et au solo assez Classic Rock (on imagine bien Bonamassa là-dessus).
On parlait de Classic Rock : à l’écoute de "Grace" on pense à Hendrix et à son "Little Wing" au moins sur l’intro. La suite se veut, elle très lyrique. "When Words Fail" et "One Last Time" donnent la possibilité à Andy de mettre en avant ce qu’on aime le plus chez lui : son toucher tout en délicatesse. Ici on est sur le territoire de son "tube" : "Cry For You" ! Sur le premier, une couleur AEROSMITH deuxième partie de carrière (époque Geffen donc) se fait jour. Comme tout virtuose il a des redondances dans ces plans, mais ça sonne toujours à-propos, sans frime outre mesure. Ce fameux son Mesa Boogie pour lequel il est si reconnu est là et bien là !
Question : quand le son, et par extension dans son cas le matériel utilisé, est à ce point mis en avant, l’artiste reste-t-il artiste à plein ou prend-il des airs de vendeurs de luxe faisant la promotion d’un objet mercantile au travers de son talent ? Andy fait il preuve d’audace sur ce disque ou cherche t’il à capitaliser sur sa notoriété ? Et bien on est plus sur la deuxième version. À l’heure de la concurrence actuelle, il ne faudrait pas être trop aventureux au risque de se faire zapper. Un bon disque, frais et lyrique d’un artiste qui devient au fil du temps de plus en plus attachant.Par Nightfall
Le batteur Lemar Carter (Joss Stone, Raphael Saadiq), le bassiste Travis Carlton (Larry Carlton, Robben Ford) et le claviériste Deron Johnson (Miles Davis, Stanley Clarke, Seal) ont rejoint Timmons en studio.
Corry Pertile a prêté sa voix sur quelques morceaux, tandis que Smith a joué sur « Johnnie T ».
flac 24bit 44,1kHz
covers
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