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[1001] - Pixies - Doolittle - 1989 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent


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Download [1001] - Pixies - Doolittle - 1989 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent




Torrent Description

Pixies - Doolittle
- 1989



1001 Albums You Must Hear Before You Die



"Peut-être
le meilleur album de rock alternatif de tous les temps."



EAC Rip [FLAC] - 44100 HZ / 16 Bit -

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ARTISTE



Pixies est un groupe de rock
alternatif américain, originaire de Boston, dans le Massachusetts. Formé en
1986, le groupe se sépare en janvier 1993 dans des conditions quelque peu
houleuses, mais s’est reformé en avril 2004. De ses débuts jusqu'en 2013, le
groupe est constitué de quatre membres : Black Francis (né Charles Thompson IV,
et ayant eu pour nom d'artiste Frank Black entre 1993 et 2006) (chant et
guitare rythmique), Joey Santiago (guitare solo), Kim Deal (basse et chant) et
David Lovering (batterie). Après le départ de Kim Deal pendant l'enregistrement
de l'album Indie Cindy, Kim Shattuck d'abord, puis Paz Lenchantin désormais
membre à part entière du groupe, ont été les bassistes du groupe.



Le groupe n'a rencontré qu'un
modeste succès dans son pays d'origine, mais en Europe ses albums ont touché un
large public.



La musique des Pixies puise
notamment ses influences dans le punk rock et la surf music des années 1960, et
se caractérise par sa richesse mélodique, sa dynamique particulière (couplets
calmes et refrains endiablés). Les chansons sont écrites en quasi-totalité par
Black Francis, le chanteur et guitariste du groupe. Ses textes sont
délibérément obscurs, souvent surréalistes, et traitent de sujets aussi divers
et graves que l'ufologie, la maladie mentale, les blessures physiques et
l’inceste, avec de nombreuses références bibliques.



Le groupe est largement considéré
comme l'un des fers de lance lors de l’explosion du rock alternatif au début
des années 1990, bien qu’il se soit séparé avant d’avoir pu bénéficier
pleinement de ce statut de pionnier. Leur influence s'est considérablement
étendue après leur séparation. Ce statut d'artiste culte n'est sans doute pas
étranger au succès de Nirvana, dont le leader Kurt Cobain a maintes fois et
publiquement reconnu que son groupe devait énormément aux Pixies.



L'ALBUM



Album Rock



Pas évident, pour un rock critic
amateur, de se lancer dans une tentative de décryptage de l'un de ses albums culte,
de l'un de ceux qu'il a le plus apprécié dans sa jeunesse. Un album qu'il range
allègrement aux côtés de Nevermind, de Mellon Collie and the Infinite Sadness
et de Appetite For Destruction. Difficile de faire la part des choses entre la
maturité apportée par des années d'écoute de rock et les souvenirs émus de
l'adolescent qui se passait cet album en boucle sur son radio-CD portable tout
en tentant de réviser ses compositions de math, même si, ces dernières années,
c'était plutôt Surfer Rosa qui se retrouvait à squatter sa platine audio.
Comment ne pas tomber dans le panégyrique facile ? Comment éviter l'écueil de
l'autosatisfaction émotive ? Peut-être en décochant d'entrée de jeu une flèche
fatale qui mettra fin à toute tentative d'emphase ou d'édulcoration faussement
modeste : Doolittle est tout simplement le meilleur album des Pixies. Point, à
la ligne.



Quand on a dit ça, on a tout dit
: passons maintenant aux choses sérieuses. Lorsque les lutins barges eurent expédié
l'indispensable formalité du premier album en 1988 (Surfer Rosa, © Steve Albini,
voir ici pour le début de l'histoire), ils purent de nouveau s'adonner aux
joies de la scène aux côtés de leurs cousines bostoniennes des Throwing Muses
lors d'une tournée européenne. C'est à l'occasion de ces concerts que Black
Francis et Kim Deal, entre deux sets livrés avec une progression strictement
alphabétique des morceaux, rencontrèrent le producteur Gil Norton, un ancien
des studios Fort Apache, qui avait déjà œuvré avec Kristin Hersch, Tanya
Donelly et leurs frapadingues de collègues sur l'EP Chains Changed. Rapidement
pressenti pour diriger les manœuvres du deuxième album, l'homme fut d'abord mis
à l'épreuve sur un remix de "Gigantic" pour la radio. A l'époque,
l'idée des pontes de 4AD, Ivo Watts-Russel en tête, était de ne surtout pas
compromettre les qualités mélodiques évidentes des Pixies en raison d'un rendu
studio trop austère. Derrière ces craintes, traduites d'ailleurs par l'échec
commercial de Surfer Rosa, se distinguait un axiome : surtout, ne pas réengager
Steve Albini à la production. Cette décision de confier les rênes de Doolittle
à Norton fut fondamentale dans la genèse du disque, car les méthodes de
production de l'intéressé et d'Albini étaient quasiment antinomiques, et le
rendu final de ce deuxième jet studio s'avéra de facto radicalement différent
de celui du premier album.



A la base de ce disque, sorti
dans le commerce à peine six mois après l'album andalous, on retrouve une
cassette de démos affectueusement baptisée Whore ("Putain") par un
Black Francis plus biblique que jamais, et enregistrée en une semaine dans
l'arrière-boutique d'un salon de coiffure. Cette fois-ci, 4AD décide d'allouer
un budget de 40.000 $ au groupe, soit quatre fois plus que pour Surfer Rosa.
Norton sacrifie de longues heures avec Black pour affiner certains points de
détail : tempo et longueur des morceaux, dynamisme du son, tout est passé au
crible de l'analyse implacable du bretteur en charge du projet, lequel parvient
la plupart du temps à convaincre le chien fou des Pixies du bien fondé de ses remarques.
La production se retrouve amplifiée, affinée, éradiquant impitoyablement toute
impureté dans le son et faisant la part belle aux overdubs en pagaille (ceci
étant surtout vrai pour les parties de guitare). Beaucoup de détails sont
rajoutés de ci de là, quelques violons et violoncelles font leur apparition,
les harmonies entre les voix et les différents instruments font l'objet de
beaucoup plus d'attention. Mais tout cela ne se fait pas au détriment des
traits de caractère propres aux Pixies : une voix chuchotée-hurlée
insaisissable, des chœurs féminins délicats et englobants, une basse
omniprésente dans la structure des titres, un jeu de guitare alliant sécheresse
des rythmes et imprévisibilité des errements, un jeu de frappe rugueux et
massif. En clair, l'alliance de la raison et de la folie, de la douceur et de
la violence. Un chaud et froid entremêlés, et une pure jouissance pour
l'amateur de rock.



Dès que les premiers frottements
de la quatre cordes de Kim Deal se font entendre sur "Debaser", c'est
le choc : le morceau est tout bonnement gigantesque, habilement mis en valeur
par une production léchée qui saute sans crier gare à la figure de l'auditeur.
Le son de guitare de Santiago y est prodigieux, la mélodie, imparable, le
rythme, trépidant, le jeu vocal de Black, stupéfiant. Ce morceau hautement
surréaliste, largement inspiré du film Un Chien Andalou (réalisé par Luis
Buñuel et Salvador Dalí en 1929), est probablement ce que les Pixies ont commis
de mieux en quatre albums. Mais non loin de ce coup d'éclat qualitatif se situe
le superbe single "Monkey Gone To Heaven", laissant exploser au grand
jour l'incroyable talent des lutins de Boston à tresser des ambiances à la fois
étranges et poignantes. Le titre, qui évoque vaguement un raz de marée cataclysmique,
est à l'origine de l'étrange artwork qui orne la pochette du disque et qui
représente un singe auréolé et entouré des chiffres 5, 6 et 7, symbolisant
respectivement, en langage Blackien, l'homme, le Diable et Dieu. Jamais
peut-être le quatuor ne retrouvera un tel équilibre entre justesse de
l'instrumentation et richesse ornementale.



Mais ce serait bien mal connaître
Black Francis que de le cantonner dans des schémas musicaux toujours
stéréotypés. Doolittle, même s'il s'avère infiniment plus abordable que
l'effrayant Surfer Rosa, fait également la part belle aux délires joyeusement barrés.
Comme ce "Crackity Jones" relatant les déboires de Black avec un colocataire
drogué et travesti rencontré à Porto Rico, libérant sauvagement des années de
frustration accumulées aux côtés de l'odieux personnage. Ou également comme ce
"Dead" au sein duquel la violence des cris stridents du chauve n'a
d'égal que l'ampleur des sursauts désordonnés de la guitare de Santiago, et ce
avant de retomber sur un refrain instrumental parfaitement harmonisé. Ailleurs,
on retrouve des morceaux décalés dont le rythme autant que les paroles
déclenchent immanquablement un plaisir hilare, on pensera notamment au très
cool "Here Comes Your Man", à l'hispanisant "Mr Grieves" ou
au délirant "La La Love You", poilade volontairement ringarde qui
voit David Lovering s'essayer à des vocalises aussi stupides que naïves.
L'album varie les plaisirs à l'infini, pousse à son paroxysme les contrastes
couplet chuchotté / refrain vomi ("Dame"), se complait dans une
fascination joyeusement morbide pour le corps et la chair ("Wave Of
Mutilation", "I Bleed"), parvient à enflammer le rythme
mexicanos de "There Goes My Gun" sans aucune autre parole que les
quatre mots de ce titre débonnaire, et y va même de sa tirade larmoyante à la
poor lonesome cowboy ("Silver", superbes harmonies vocales du couple
terrible Black-Deal). Tout ça sans oublier, en guise de digestif, deux
magnifiques morceaux ciselés à l'or fin : un "Hey" transporté par le
groove vicieux de la basse, l'indolence confondante de la guitare et les
superbes chœurs aériens de Kim Deal, et surtout un "Gouge Away" aussi
biblique qu'haletant dont la fonction principale est, bien évidemment, de vous
pousser à vous rabattre sans tarder sur le "Debaser" introductif. Un
piège dans lequel il est toujours délectable de se vautrer.



A l'heure ou Black, Deal,
Santiago et Lovering enflamment de nouveau les scènes du monde entier, on
n'aura de cesse de rappeler deux vérités absolues et indépassables concernant
le quatuor de Boston. La première, c'est que si le combo ne proposera
probablement plus jamais de nouvel album, il possède à son actif quatre
productions studio à la qualité tout bonnement phénoménale, albums à côté
desquels il serait aussi idiot que criminel de passer. La deuxième, et non la
moindre, c'est que si les disques des Pixies se révèlent tous parfaitement
aptes à être enquillés jusqu'à l'overdose, même encore à ce jour, Doolittle se
doit d'être impérativement ingurgité avec une régularité métronomique,
plusieurs fois par an, et ce afin de ne pas oublier qu'il s'agit là de l'un des
plus grands albums de rock jamais composés par l'homme. Pas moins.



Forces Parallèles



En 1989, les Pixies reviennent
dans le cours de l'histoire. Surfer Rosa était une folie, un chef-d’œuvre
insensé qu'il ne faut pas chercher à comprendre, et pas forcément facile à
apprécier. Le suivant, Doolittle, est à la fois plus simple, plus
compréhensible et plus important dans l'histoire de la musique, bien qu'il ne
soit pas aussi immaculé. En clair, le rock des années 90 n'aurait pas été le
même sans ce disque, c'est aussi simple que cela. L'agression canalisée, des
rythmes plus carrés, un certain éclectisme, tant d'éléments que de nombreux
rockeurs alternatifs ont utilisés par la suite. C'est ici aussi que la fameuse
technique « couplet contenu, refrain explosif » est la plus présente.



Question histoire, l'époque de
Surfer Rosa est assez tranquille. Le groupe faisait pas mal de concerts, ne
disposait pas de beaucoup d'argent, comme tout bon groupe alternatif. Ils
étaient chez 4AD qui distribuait surtout leurs disques en Europe, ils n'étaient
donc guère connus aux États-Unis dans un premier temps. C'est avec Doolittle
que le label Elektra a relayé 4AD en Amérique et qu'ils ont enfin connu un
certain succès. Pas au point de vendre des millions d'albums comme les grunges
un peu plus tard mais quand même un bon petit classement pour l'album et
certains singles. C'est aussi l'époque où Black Francis et Kim Deal ont
commencé à ne plus trop s'apprécier. La vie de groupe était trépidante, ce qui
mettait leurs nerfs à rude épreuve, et, bon, il faut bien dire que Francis ne
voulait pas laisser de place à la créativité de ses comparses, or Deal avait
plus d'envie de composer que David Lovering et Joey Santiago, comme elle le
prouvera d'ailleurs avec son autre groupe The Breeders.



Ce qui a un peu aidé au succès
commercial de Doolittle, c'est aussi la production. Là où Steve Albini avait
laissé la musique des Pixies intacte, en mettant juste bien en évidence la rythmique,
Gil Norton a ici fait un vrai travail de production, avec les qualités et les
inconvénients de la chose... ainsi il y a un peu d'overdubbing, il y a de la
réverbération, un peu de toc qui n'apporte pas grand-chose mais qui plaît au
grand public. La composition est également un peu plus sage que sur Surfer
Rosa. Plus exactement, Doolittle est peut-être encore plus fou, avec ses
références aussi religieuses que surréalistes, mais le rock qu'on y trouve est
plus facile à écouter, plus conventionnel sur le plan de l'écriture, et surtout
moins brut, moins punk. C'est la diversité des chansons qui rend l'ensemble
bizarre, là où Surfer Rosa est varié mais plus monolithique.



Il importe de signaler que
Doolittle reçoit invariablement de bonnes critiques et celle-ci ne fera pas
exception bien qu'il me semble nécessaire de mettre certains défauts en
évidence. Doolittle est bourré d'idées et la plupart des chansons sont
épatantes, mais il n'est pas non plus parfait. Premier problème, les trois
premières chansons partagent la même tonalité (à peu près du fa majeur). C'est
un facteur de lassitude pour qui a un peu d'oreille, et c'est particulièrement
dommage en début d'album. Ainsi, alors que «Wave of mutilation» est une
excellente chanson, avec sa grosse basse rappelant le space rock, elle tombe un
peu à plat à cause de cela après «Debaser» et «Tame». Pour le reste, c'est
subjectif, mais «La la love you» est décidément stupide et «Hey» n'est pas
belle (en plus d'être vulgaire... et dire que l'album aurait pu s'appeler
«Whore»...).



Parmi les grands moments,
maintenant, on se doit de citer «Debaser», un des seuls ici à atteindre leur
explosivité passée, une terrible entrée en matière. L'agressivité ne fait pas
tout et l'intérêt principal de Doolittle est peut-être plutôt dans les numéros
lents comme le malsain «I Bleed» ou le superbe autant que délirant «Monkey gone
to Heaven», auquel se réfère la pochette - «Si l'homme est 5 alors le diable
est 6, et si le diable est 6 alors Dieu est 7» - ou encore la lancinante «Silver»,
autant de titres qui élargissent l'horizon stylistique du groupe. «Mr. Grieves»
et «Crackity Jones» sont deux miniatures plutôt excitées, mais des exemples de
cette «agressivité contenue». On appréciera encore les belles textures
régulières de «No. 13 Baby» et «Gouge Away», n'ayant rien à envier aux
meilleurs groupes de postpunk.



Au final, il est impossible de ne
pas constater que presque tout est bon, ici, même si l'album manque peut-être
finalement simplement d'un fil conducteur. Prises à la pièce, toutes ces
chansons sont des classiques du rock, leur influence est logique. Si tous les
critiques n'ont de nouveau pas été emballés dès 1989, force leur a été de
constater par après combien le disque était important. La conclusion s'impose
donc : quiconque s'intéresse même de loin au rock alternatif doit connaître
Doolittle pour espérer y comprendre quelque chose, c'est une charnière
incontournable.



Rock Fever



Second album grand format des
Pixies (car le groupe a aussi sorti, avant cela, un mini-album, Come On,
Pilgrim, depuis placé en bonus sur le premier album Surfer Rosa), Doolittle
date de 1989 et est leur sommet absolu et inégalable. Produit par Gil Norton,
ce disque court (38 minutes pour 15 chansons) est difficile à décrire, et
représente donc parfaitement le son Pixies. Le groupe est constitué du
chanteur/guitariste/compositeur Frank Black, de la bassiste et chanteuse Kim
Deal, du guitariste Joey Santiago et du batteur (et chanteur sur un titre) Dave
Lovering.  La pochette est désignée par
Vaughan Oliver, photographies de Simon Larbalestier. Le tout donne une ambiance
assez spéciale au disque, assez décalée.



Les Pixies ne sont pas vraiment
un groupe à tubes. Des tubes, le groupe n'en a fait, finalement, qu'un seul,
Where Is My Mind ? qui est présent sur Surfer Rosa, le précédent album. Et
encore, ce n'est pas vraiment un tube (dans ce cas, Velouria, qui sera sur
Bossanova - album suivant - et ici Here Comes Your Man et Monkey Gone To
Heaven, en sont aussi), juste une chanson devenue culte et bien réputée. Mais
commercialement parlant, les Pixies n'ont jamais été des titans. Ils sont
devenus culte (sauf aux USA, car le groupe n'a jamais réussi à vraiment percer
dans leur propre nation), surtout en France et en Angleterre, mais leur
carrière, assez courte, a été discrète malgré tout. Doolittle est vraiment le
sommet, 15 titres pour la plupart immenses. Debaser (avec sa référence à Un
Chien Andalou de Luis Bunuel), Wave Of Mutilation, le violent et court Tame, le
pop Hey, le final Gouge Away (la chanson préférée de Frank Black sur le
disque). On a droit à de petites plaisanteries (There Goes My Gun, La La Love
You chanté par le batteur, Crackity Jones bien furax sur un ancien camarade de
Black, qui était homo).



Et on a aussi droit à des
splendeurs absolues : Here Comes Your Man est une merveille à chanter sous la
douche, dans la rue, au boulot, un peu partout. Monkey Gone To Heaven est un
titre immense et sombre, biblique presque (la Bible est une influence fréquente
chez les Pixies : Nimrod's Son sur le précédent album), avec des paroles bien
comme il faut : If men are 5, then the Devil is 6, and if the Devil is 6, then
God is 7. Et n'oublions surtout pas de citer LE sommet de l'album, N°13 Baby
(le titre en allusion à la marijuana, la 13ème lettre étant le M comme
marijuana, ah ah ah), chanson grandiose à la ligne de basse tout simplement
inoubliable. Le final de cette chanson...ça donne des frissons dans tout le corps.
Et avec un peu moins de 4 minutes, c'est le titre le plus long, aussi. Rien que
pour cette chanson située en 11ème position (en 13ème, au vu du titre, ça
aurait été mieux), Doolittle est indispensable.



XSilence



Troisième album des Pixies, Doolittle et ses 15 titres frais
et sulfureux s'avèrent aussi fameux qu'incontournables.



Le véritable tube qu'est "Debaser" ouvre les
hostilités, avec son groove décapant et sa bonne humeur jeune et fraîche. Puis
l'excellent et punky "Tame" déchire tout, entre rage et tension
nerveuse à fleur de peau, auquel s'enchaîne le terrible "Wave Of
Mutilation", morceau hybride de punk sale et de ballade hawaïenne
malsaine. "I Bleed" remet une couche de tensions oscillant entre
bonheur crado et mal-être chronique, tandis que la ballade bon-enfant
"Here Comes Your Man" apaise avec ses mélodies bienfaitrices et son
tempo serein. Puis le délicieux "Dead" revient à du punk-rock aux
arrières goûts de soufre, suivi par le splendide "Monkey Gone To
Heaven", voyage intemporel dans un monde où règnent mélancolie, rage
enfantine et folie douce. On fait alors la connaissance de "Mr
Grieves", gars bien sympa, optimiste et excité, qui nous présente lui-même
le furieux qu'est "Crackity Jones", véritable psychopathe de punk
mexciain. Suivent le très surf "La La Love You" qui allie avec brio
romantisme et groove tranquille, et "No. 13 Baby", sulfureux et tendu
comme jamais. "There Goes My Gun" fricote aussi bien avec l'étrange
qu'avec une sorte d'énergie mystique, tout comme "Hey" qui
rappellerait une ballade aux pays des frustations et des regrets. Enfin,
l'ésotérique "Silver" pourrait être la musique sacrée d'un rite
sacrificiel indien, tandis que le très bon "Gouge Away" conclut cet
album avec groove, tension et explosions.



Doolittle est un grand classique. Merci les Pixies.



1001 Albums You Must Hear
Before You Die



The
influence of a new producer hits home from the opening bars of Doolittle. The
clean bass notes that begin "Debaser" sing of a studio polish with
which Steve Albini would hold no truck. Joey Santiago's wall of surf guitar and
freakout solos are also given a cleaner sheen by Brit Gil Norton, while Kim
Deal's vocal harmonies with Francis are allowed the time and space to shine.
According to Santiago, Norton was a proponent of overdubbing, a process shunned
by Albini on Surfer Rosa. The overall effect is to create a sublime pop album
that launched the band from the pages of the British rock press and into the
charts, spearheaded by a kil Ier single in the form of "Monkey Gone To
Heaven."



The same
obsessions with old testament sin, physical destruction, and sexual deviance
are filtered through Black Francis' lyrics, and in interviews at the time the
songwriter acknowledged a debt to the movie director David Lynch, and
particularly his keen sense of the surreal. Certainly, on Ooolittle, the Pixies
honed the technique of juxtaposing sparse bass, drums, and gentle vocal sections
with buzzing, rushing swirls of guitar noise and gut-wrenching shrieks in fine
surrealist style.



lndeed, it
is almost impossible to separate Doolittle from Surfer Rosa in terms of
quality, so sonically disparate are the two and so well have they both aged. Doolittle
offers some sweeter numbers, in the form of "Here Cornes Your Man"
and "La La Love You" alongside the corrosive rock of"Wavé Of
Mutilation" and "Gouge Away." The only sensible answer is to
listen to both again and again.



"l'm
just a college dropout ... "



Black
Francis, 1989



TRACKLINSTING 

1Debaser2:52
2Tame1:55
3Wave Of Mutilation2:04
4I Bleed2:34
5Here Comes Your Man3:21
6Dead2:21
7Monkey Gone To Heaven
Cello – Ann RorichArthur FiaccoViolin – Corine MetterKaren Karlsrud
2:57
8Mr. Grieves2:05
9Crackity Jones1:24
10La La Love You
Lead Vocals – David Lovering*
2:43
11No. 13 Baby3:51
12There Goes My Gun1:49
13Hey3:31
14Silver
Bass – David Lovering*Slide Guitar – Kim DealWritten-By – Black FrancisKim Deal
2:25
15Gouge Away2:45

Sociétés, etc.

Crédits

Notes

Recorded at Downtown Recorders, Boston, M.A. Mixed at Carriage House Studios, Stamford, C.T.

Published by Rice'n'Beans Music BMI

Made in England

? & © 1989 4AD

Track 11 is listed as "No. 13 Baby" on the back cover but as "Number 13 Baby" in the booklet.

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