Grieg - Franck - Ravel | Richter (1994)
2011

Sviatoslav Richter, né à Jytomyr, en Ukraine (Empire russe) le 20 mars 1915 et mort à Moscou (Russie) le 1er août 1997, est un pianiste russe, célèbre pour la profondeur de ses interprétations, sa virtuosité technique et sa maîtrise d'un très large répertoire. Richter est généralement considéré comme l'un des plus grands pianistes du XXe siècle....
(...page Wiki...)C’est au cours du Festival de Schwetzingen, le 15 mai 1994, que le pianiste russe donne ce récital, un des derniers de l’artiste. Curieusement, nous retrouvons ce pianiste prodigieux dans un répertoire assez inhabituel puisqu’axé presque exclusivement sur César Franck et Maurice Ravel.
En effet, la réputation de Sviatoslav Richter est plutôt basée sur ses interprétations légendaires de Robert Schumann et de Franz Schubert. Pourtant il nous subjugue dès le début de ce récital avec les Pièces Lyriques d’Edouard Grieg dont il donne une version haute en couleur, comme par exemple dans sa façon de jouer d’une manière fantasque et captivante le Scherzo op. 54, qui constitue la seconde partie de ces Pièces Lyriques. Avec le Prélude, Choral et fugue M 21 de César Franck, donné en seconde partie de ce récital, Sviatoslav Richter s’attaque à une œuvre relativement peu jouée du répertoire pianistique français. Il sait ici mieux que personne révéler l’écriture presque austère, peu apte aux grands épanchements de César Franck, donnant à l’œuvre toute sa grandeur et toute sa profondeur. En troisième partie, Sviatoslav Richter livrait sa vision d’un des plus grands poètes du piano : Maurice Ravel. Il l’inaugure avec les Valses nobles et sentimentales, une sorte de suite de valses presque légères, s’opposant en tous points à La Valse, œuvre ténébreuse et sombre. Ultime partie toujours consacrée à Ravel, Sviatoslav Richter inscrit à son récital les Miroirs, concentré de mystères et d’étranges fulgurances. Le grand pianiste russe réussit à recréer un univers tourné vers l’impalpable, l’irréel, l’inouï, grâce à un toucher d’une sensibilité extrême, semblant retenir l’éternité qui invariablement plane sur ces tableaux issus d’une imagination sans bornes.....
(...source...)Ce programme inédit du Festival de Schwetzinger du 15 juin 1994 capture Sviatoslav Richter, âgé de 79 ans, dans l'un de ses meilleurs récitals d'une année erratique. Bien que le plus difficile des points culminants des Miroirs (une barque sur l'océan et de l'Alborada del gracioso) et de Valses nobles et sentimentales trouve Richter luttant un peu contre son incandescence cadette dans ces œuvres, les performances sont plus fluides et plus sédentaires que ceux de Ludwigshafen seulement quatre jours plus tard (Live Classics LCL 472, "Out of Later Years" Volume 2), si pas aussi gracieux que les versions de Lugano du 6 juin (Aura 406-2).
De même, les larges sonorités de Franck Prélude, Chorale et Fugue et les phrasés longilignes compensés réduisent la transparence et la souplesse des textures décoratives par rapport à l'enregistrement Melodiya des années 1950 de Richter et à une traversée de 1966 encore meilleure disponible uniquement sur le disque bonus livré avec l'édition 1994 de Philips Richter «Authorized Recordings».
Parmi les meilleurs efforts des dernières années de Richter, citons ses Grieg Lyric Pieces, lumineuses et élégantes, dont quatre ouvrent le récital. Bien que "Dank" (Op.62 No. 2) soit plus austère que la plus douce, la lecture de Lugano plus tendre, "Scherzo" (Op. 54 No. 5) est plus légère et plus rapide que son homologue Schliersee de 1993 (Live Classics LCL 442) . Quels que soient ses inconvénients, cette version est encore plus convaincante pour Richter que le précédent disque de Gershwin / Saint-Saëns de Hänssler.....
(...source en anglais...)

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Label : SWR Music 93.712
Parution : 2011
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 408 kbps
Duration : 01:17:16
Inclus : Covers, Booklet, nfo

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